La tempête Goretti, première dépression majeure de 2026, a fortement bousculé les réseaux de transport. Après une nuit marquée par des rafales exceptionnelles, le trafic de la SNCF se remet progressivement, sous étroite surveillance.
Ce vendredi 9 janvier, l’heure est aux reconnaissances de terrain et aux reprises très encadrées.
A retenir :
- Le plus fort de la tempête est passé, mais des vents persistent localement
- Le trafic ferroviaire reste très perturbé dans plusieurs régions
- Les équipes SNCF inspectent les voies ligne par ligne
- Des retards et annulations restent probables toute la journée
Une nuit de vents extrêmes sur le nord-ouest
Dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier, Tempête Goretti a frappé durement la façade ouest. À Barfleur, dans la Manche, des rafales ont atteint 213 km/h, un niveau exceptionnel.
Selon Météo-France, le pic de violence s’est concentré entre 0h30 et 1h, avant une lente accalmie à l’aube.
Selon Météo-France, la vigilance a été rétrogradée, mais 33 départements restent en alerte orange, du Calvados à l’Île-de-France. Deux départements demeurent exposés à un risque de vagues-submersion.
Un réseau ferroviaire fortement touché
Face au risque de chutes d’arbres et d’obstacles sur les voies, la SNCF avait anticipé des arrêts préventifs massifs. Le réveil est donc compliqué pour de nombreux usagers.
Les régions les plus impactées
- Hauts-de-France : trafic TER interrompu jusqu’à vendredi soir
- Normandie : reprise progressive après 14h, arrêt total jeudi soir dans la Manche
- Bretagne : coupures sur plusieurs axes, dont Quimper–Lorient et Brest–Morlaix
- Nouvelle-Aquitaine : nombreuses lignes fermées toute la journée
- Pays de la Loire : neuf lignes TER perturbées, autour de Nantes notamment
Selon la SNCF, ces décisions visaient à éviter tout accident lié aux conditions extrêmes, quitte à paralyser temporairement le réseau.
En Île-de-France, une reprise très encadrée
Le réseau francilien n’a pas été épargné. Plusieurs lignes ont ouvert avec retard, parfois partiellement.
- RER D : ouverture différée, trafic perturbé jusqu’à midi
- Lignes L, J, N, P : interruptions nocturnes, reprises progressives
- Câble 1 : fermeture jusqu’à la mi-journée
Sur le terrain, les agents parlent d’une reprise “au compte-gouttes”, chaque section devant être validée avant circulation.
Reconnaissances en cours, prudence maintenue
Ce vendredi matin, les équipes techniques de la SNCF sillonnent les voies, parfois à pied ou à faible vitesse. L’objectif est clair : détecter le moindre arbre, branche ou affaissement.
Selon la SNCF, certaines lignes comme Rennes–Nantes ont déjà connu des annulations ponctuelles, et d’autres suppressions restent possibles en fonction des inspections.
« Tant que chaque tronçon n’est pas contrôlé, aucun risque n’est pris », confie un agent rencontré en gare.
Des réseaux électriques et routiers aussi fragilisés
La tempête ne s’est pas limitée au rail. Près de 380 000 foyers ont été privés d’électricité à l’échelle nationale.
Selon Enedis, plus de 1 600 techniciens ont été mobilisés, renforcés par des équipes venues d’autres régions.
En Bretagne, en Normandie et en Pays de la Loire, des milliers de foyers restent sans courant.
Côté routes, plusieurs ouvrages majeurs ont été fermés par précaution, dont le pont de Cheviré et le pont de Normandie.
Ce qu’il faut savoir avant de voyager
La situation reste évolutive heure par heure. Même si le trafic redémarre, des limitations de vitesse, retards ou suppressions peuvent encore toucher les TER, mais aussi certains TGV INOUI et OUIGO.
Selon la SNCF, il est indispensable de consulter l’état de sa ligne avant de se rendre en gare et de privilégier le télétravail lorsque cela est possible.