L’enquête publique sur le projet de crématorium intercommunal près de Nantes est officiellement ouverte. Porté par la Communauté de communes Sèvre & Loire, le dossier concerne une future installation au Loroux-Bottereau.
Une étape décisive pour un équipement attendu, alors que la crémation progresse fortement en Loire-Atlantique.
À retenir :
- Enquête publique ouverte du 4 février au 6 mars 2026
- Projet de crématorium intercommunal au Loroux-Bottereau
- Dossier consultable et avis du public recueillis pendant 31 jours
Un équipement pensé pour répondre à une demande croissante
Le projet vise à créer un crématorium intercommunal situé au 390, Le Plessis, au Loroux-Bottereau. Selon les données avancées par la collectivité, près d’un décès sur deux donne aujourd’hui lieu à une crémation en Loire-Atlantique. Cette évolution entraîne des délais d’attente pouvant atteindre dix jours dans les équipements existants.
L’objectif affiché est double : réduire ces délais et proposer un service moderne, respectueux de l’environnement et mieux réparti sur le territoire. La Ville du Loroux-Bottereau est associée au projet, tout comme la Société crématorium de Sèvre & Loire, via une concession regroupant des opérateurs funéraires privés.
Une enquête publique sur 31 jours, ouverte à tous
L’enquête publique se déroule du mardi 4 février au vendredi 6 mars 2026. Pendant cette période, chacun peut consulter l’ensemble du dossier : plans, notice explicative, étude d’impact environnemental et éléments techniques.
Trois lieux accueillent les registres papier permettant de formuler des observations :
- le siège de la communauté de communes à Vallet,
- l’Espace Loire à Divatte-sur-Loire,
- la mairie du Loroux-Bottereau.
Ces documents permettent au public de comprendre précisément l’implantation du projet et ses conséquences potentielles sur l’environnement et le cadre de vie.
Comment donner son avis sur le projet
La participation du public est au cœur de cette phase réglementaire. Les habitants peuvent transmettre leurs observations par écrit ou rencontrer directement le commissaire enquêteur lors de permanences programmées tout au long de l’enquête.
Cinq rendez-vous sont prévus entre début février et début mars, répartis sur Vallet, Divatte-sur-Loire et le Loroux-Bottereau. Il est également possible d’écrire par courrier ou par courriel, en précisant l’objet de l’enquête publique.
Quelles suites après la clôture de l’enquête ?
À l’issue du 6 mars 2026, le commissaire enquêteur remettra son rapport et ses conclusions. Le dossier sera ensuite examiné par la CODERST, dont l’avis conditionnera l’autorisation préfectorale. Une délibération communautaire viendra enfin entériner, ou non, la poursuite du projet.
Cette étape marque donc un moment clé, où l’expression citoyenne peut encore peser sur l’avenir de cet équipement sensible.