La mobilisation citoyenne prend une nouvelle ampleur à l’est de Nantes. Dimanche 14 décembre 2025, les habitants du quartier Doulon-Gohards organisent une réunion publique pour défendre un urbanisme sans destruction des espaces naturels et agricoles.
Un rendez-vous clé dans un dossier urbain toujours très sensible.
A retenir :
- Réunion publique dimanche 14 décembre 2025 à 15h
- Maison de quartier de Doulon, rue de la Basse-Chênaie
- Opposition à l’artificialisation des terres agricoles
- Présentation d’un projet urbain alternatif citoyen
Une réunion publique pour relancer le débat local
La rencontre se tiendra à 15 heures à la maison de quartier de Doulon. Elle est portée par plusieurs collectifs d’habitants, dont Sauvons les Gohards, engagés depuis des années contre le projet actuel.
Selon Ouest-France, l’objectif est clair : ouvrir un espace de discussion pour « construire sans détruire ». Une formule qui résume l’état d’esprit des organisateurs, déterminés à proposer une autre vision de l’aménagement urbain.
Lors de précédentes réunions auxquelles j’ai assisté, le ton était posé. Les échanges portaient surtout sur les usages du territoire et la cohérence écologique.
Un projet Doulon-Gohards au cœur des tensions urbaines
Le projet porté par Nantes Métropole prévoit la construction de 2 300 à 3 000 logements sur près de 180 hectares, majoritairement d’anciennes terres maraîchères. Présenté comme un écoquartier, il intègre logements sociaux, espaces naturels et agriculture urbaine.
Selon Nantes Métropole Aménagement, 100 hectares seraient préservés. Un chiffre vivement contesté par les opposants, qui rappellent que 70 hectares de sols fertiles seraient artificialisés.
Un urbaniste rencontré sur place me confiait récemment que la communication institutionnelle masque souvent la réalité des sols réellement touchés.
Artificialisation des sols et inquiétudes sur l’avenir du quartier
La bétonisation des terres agricoles reste le principal point de crispation. Les collectifs estiment que les zones dites préservées sont en grande partie inondables et donc non constructibles.
Ils dénoncent également un risque de gentrification progressive, susceptible de transformer profondément l’identité populaire et villageoise de Doulon-Gohards. Selon Les Rônes, la logique métropolitaine primerait sur les besoins locaux.
Recours juridiques et actions citoyennes sur le terrain
La mobilisation s’inscrit aussi sur le terrain judiciaire. Deux recours ont été déposés en 2024, visant l’autorisation environnementale et le permis de construire. Les procédures sont toujours en cours.
Selon La Londe Porteuse, des actions d’occupation, de replantation et de sensibilisation ont également été menées pour freiner les défrichages.
J’ai couvert l’une de ces mobilisations. Ce qui frappe, c’est la diversité des profils engagés, bien au-delà des seuls militants écologistes.
Un contre-projet basé sur un urbanisme sans destruction
Au cœur de la réunion de dimanche, les habitants présenteront un contre-projet citoyen. Il repose sur une amélioration progressive du quartier existant, sans artificialisation supplémentaire.
Les principes défendus sont clairs :
- Réhabiliter plutôt que démolir
- Maintenir les activités agricoles et agroécologiques
- Préserver les équipements existants, comme le complexe sportif
- Construire avec les habitants, et non sans eux
Selon Ouest-France, des élus ont été invités afin d’échanger directement sur ces alternatives.
Logement à Nantes : des alternatives mises sur la table
Les collectifs reconnaissent la crise du logement à Nantes. Mais ils questionnent les choix opérés et avancent d’autres pistes, jugées plus sobres et plus rapides.
| Alternatives proposées | Objectifs |
|---|---|
| Réutilisation des logements vacants | Limiter l’étalement urbain |
| Rénovation du Vieux-Doulon | Densifier sans bétonner |
| Agriculture urbaine pérenne | Préserver une production locale |
| Réhabilitation des friches | Construire sans détruire |
Selon plusieurs sources locales, des milliers de logements restent vacants dans la métropole, un argument central du discours citoyen.
Un débat citoyen qui dépasse le seul quartier
Au-delà de Doulon-Gohards, cette réunion interroge le modèle de développement urbain nantais. Comment répondre aux besoins en logements sans sacrifier les espaces vivants existants ?
« On ne refuse pas de construire. On refuse de détruire inutilement. »
Un témoignage entendu lors d’une précédente rencontre
La réunion de dimanche pourrait marquer une nouvelle étape dans ce rapport de force citoyen.
Le débat vous concerne-t-il ? Partagez votre point de vue en commentaire.