Avant chaque spectacle, un bar ouvre près de ce théâtre de la métropole de Nantes

By Erwan Steroz

La journée du jeudi 22 janvier 2026 restera marquée par une circulation fortement perturbée à Nantes. Dès l’aube, les automobilistes ont fait face à des kilomètres de bouchons après la fermeture du périphérique extérieur, conséquence directe d’un nouvel épisode d’inondation.

Un scénario désormais familier pour la métropole nantaise.

À retenir

  • Fermeture du périphérique extérieur entre la porte de la Beaujoire et la porte de la Chapelle, dès la nuit.
  • Débordement du Gesvres après de fortes pluies, provoquant des bouchons massifs aux heures de pointe.
  • Un problème structurel ancien, accentué par des épisodes climatiques de plus en plus fréquents.

Une fermeture du périphérique extérieur qui paralyse Nantes

La circulation a basculé peu après 2 heures du matin. Le périphérique extérieur de Nantes, entre la porte de la Beaujoire et la porte de la Chapelle, a été totalement fermé. En cause, le débordement du Gesvres, affluent de l’Erdre, qui a envahi la chaussée.

Selon les premières informations relayées par les services de l’État, cette fermeture devait durer au moins jusqu’au vendredi matin. Aux premières heures de pointe, la situation s’est rapidement dégradée. Les files de véhicules se sont étendues sur plusieurs kilomètres.

Des bouchons massifs dès le début de la matinée

Vers 7 h 30, les principaux axes de contournement étaient saturés. Les déviations, pourtant connues des habitués, n’ont pas absorbé le flux habituel du périphérique. Près de 60 000 véhicules par jour empruntent normalement ce tronçon stratégique.

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Selon Ouest-France, les ralentissements se sont propagés jusqu’au centre-ville et sur l’A11 en direction de Carquefou. Selon Bison Futé, les temps de trajet ont parfois doublé. Selon les témoignages d’usagers, certains trajets domicile-travail ont dépassé deux heures.

« J’ai mis plus d’une heure pour faire dix kilomètres. On savait que ça allait arriver, mais rien n’a changé », confie un automobiliste nantais.

Le Gesvres, un point noir bien identifié du périphérique nantais

Ce nouvel épisode met une fois de plus en lumière la vulnérabilité du périphérique à cet endroit précis. Le Gesvres traverse le périphérique sur une zone basse, aménagée dans les années 1970 sur un terrain marécageux.

Lors de mes précédents reportages sur les inondations hivernales à Nantes, les techniciens évoquaient déjà cette “cuvette hydraulique”. Dès que l’Erdre et la Loire sont hautes, l’écoulement du Gesvres se ralentit. L’eau n’a alors plus d’autre choix que de déborder.

Selon Ouest-France, ce phénomène est observé depuis près de cinquante ans, avec une fréquence en nette augmentation depuis une décennie.

Des déviations connues, mais insuffisantes

Des itinéraires de substitution ont été immédiatement activés. Les automobilistes ont été invités à quitter le périphérique dès la porte de la Beaujoire.

  • Itinéraire par la route de Paris et Carquefou
  • Contournement via l’A811 et l’A11, avec péage temporairement pris en charge

Sur le terrain, ces solutions ont vite montré leurs limites. Lors d’un précédent épisode similaire en 2025, j’avais suivi ces déviations : la signalisation est claire, mais la capacité routière reste insuffisante face à un tel volume.

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Transports en commun également perturbés

La fermeture du périphérique n’a pas touché que les automobilistes. Les lignes de bus circulant sur ce secteur ont dû être déviées. Le réseau Naolib a signalé des retards et des suppressions d’arrêts.

Pour les salariés dépendants des transports en commun, la matinée s’est révélée compliquée. Certains ont dû combiner bus et marche à pied pour rejoindre leur lieu de travail.

Un impact économique et social bien réel

Ces bouchons répétés ont un coût. Retards, stress, surconsommation de carburant, désorganisation des entreprises. Selon des données du ministère de la Transition écologique, le périphérique de Nantes concentre déjà plusieurs milliers d’heures perdues chaque jour en conditions normales.

Selon ADN-Actu, les services de secours eux-mêmes redoutent ces épisodes. Les délais d’intervention peuvent être allongés, avec des conséquences potentiellement graves.

Un problème ancien sans solution définitive

Depuis les années 1990, plusieurs projets ont été étudiés : rehaussement de la chaussée, murs étanches, viaduc. Tous ont été jugés trop coûteux. Les travaux réalisés en 2016 sur le lit du Gesvres devaient réduire fortement le risque.

Dans les faits, la réalité est plus nuancée. J’ai pu constater sur le terrain que les fermetures sont désormais quasi annuelles, parfois sur plusieurs jours.

AnnéeNombre d’épisodes de fermetureDurée cumulée
2024Plusieurs épisodesEnviron 10 jours
2025Tempêtes et cruesPlus d’une semaine
2026JanvierFermeture en cours

Un débat relancé sur l’avenir du périphérique

La fermeture du 22 janvier 2026 relance le débat sur la résilience des infrastructures face au climat. Les élus locaux estiment toujours l’investissement disproportionné. De nombreux usagers, eux, parlent désormais d’un seuil de tolérance dépassé.

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Selon Ouest-France, les projections climatiques annoncent des hivers plus humides. Sans adaptation lourde, ces scènes de bouchons pourraient devenir la norme.

Et vous, comment avez-vous vécu cette matinée sur les routes nantaises ? Votre expérience nourrit le débat, partagez-la en commentaire.

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