La levée de la Divatte, rempart historique contre les crues de la Loire, va connaître d’importants travaux de réhabilitation dès 2025 dans le secteur sud de Nantes.
L’objectif est clair : prévenir les risques d’inondations et renforcer la sécurité de milliers d’habitants du val de la Divatte.
A retenir :
- Travaux de réhabilitation dès 2025
- Gestion assurée par l’Établissement public Loire
- Protection de plus de 12 000 habitants
Une levée historique, pilier de la protection du Sud-Loire
Construite entre 1847 et 1853, la digue de la Divatte s’étend sur plus de 16 km entre Saint-Julien-de-Concelles et La Chapelle-Basse-Mer. Elle protège depuis plus d’un siècle la vallée maraîchère et viticole du sud nantais, où résident et travaillent plus de 12 000 personnes.
« La levée fait partie de notre paysage et de notre histoire. Sans elle, la Loire serait chez nous. »
Un riverain de La Divatte-sur-Loire
Depuis janvier 2024, la gestion du système d’endiguement a été confiée à l’Établissement public Loire, en partenariat avec Nantes Métropole, Sèvre & Loire et Clisson Sèvre et Maine Agglo.
Selon la DREAL Pays-de-la-Loire, cette mutualisation des compétences permet une meilleure surveillance technique et une gestion concertée des ouvrages hydrauliques dans tout le bassin ligérien.
Des travaux de réhabilitation programmés dès 2025
Les études techniques menées en 2023 ont révélé plusieurs points de fragilité sur la levée. Ces constats ont conduit à l’élaboration d’un programme de travaux ciblés pour 2025.
Les interventions concerneront :
- la murette routière côté Loire, nécessitant une réfection complète,
- les portes de garde, à moderniser pour garantir une fermeture rapide en cas de crue,
- et les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales, à remettre aux normes.
Selon le Département de Loire-Atlantique, propriétaire d’une grande partie de la levée, ces opérations visent à préserver la stabilité structurelle de l’ouvrage tout en garantissant la sécurité des usagers de la RD751.
Témoignage :
« Certaines sections montrent des signes d’érosion. Ces réparations arrivent à temps. »
Un ingénieur du service hydraulique départemental
Une gouvernance partagée pour la sécurité de la Loire
Les travaux d’aménagement feront l’objet d’une approbation croisée entre les différents gestionnaires, conformément à la convention de superposition d’affectations signée en 2025. Cette convention encadre l’usage de la levée à la fois comme voie routière et comme ouvrage de protection contre les inondations.
Seuls les travaux d’urgence échappent à cette procédure, afin de permettre une intervention rapide en cas de crue.
L’Établissement public Loire assurera la coordination technique, tandis que la DREAL veillera au respect des normes de sécurité via son Service de Contrôle des Ouvrages Hydrauliques (SCSOH).
Selon l’Établissement public Loire, cette approche intégrée garantit une meilleure durabilité des infrastructures fluviales tout en maintenant la circulation locale.
Un projet stratégique pour prévenir les futures inondations
Classée en catégorie B par arrêté préfectoral du 27 août 2020, la levée de la Divatte constitue un enjeu majeur du dispositif de prévention des inondations dans le val de la Loire.
| Élément | Donnée clé | Responsable |
|---|---|---|
| Longueur totale | 16,1 km | Département 44 / Établissement public Loire |
| Population protégée | 12 364 habitants | Nantes Métropole, Sèvre & Loire |
| Date de construction | 1847 – 1853 | Ponts et Chaussées |
| Classement | Catégorie B | Préfecture de Loire-Atlantique |
Selon France Digues, ces travaux s’inscrivent dans une politique globale de renforcement des protections hydrauliques sur l’ensemble du bassin de la Loire, à l’image du programme Loire 2025 qui vise à rééquilibrer le lit du fleuve entre Nantes et Les Ponts-de-Cé.
Deux épisodes récents, en 1995 et 2016, ont rappelé la vulnérabilité du territoire ligérien. Ces nouvelles interventions visent à éviter une répétition de ces crises.
« À chaque crue, on se demande si la digue tiendra. Ces travaux, c’est un soulagement collectif. »
Une viticultrice installée à La Chapelle-Basse-Mer