Dans le cadre de sa stratégie climat ambitieuse, Nantes Métropole lance deux nouveaux réseaux de chaleur à Thouaré-sur-Loire et La Chapelle-sur-Erdre.
Ces projets viennent renforcer la dynamique territoriale vers la neutralité carbone en 2050, tout en offrant des solutions énergétiques locales et compétitives.
A retenir :
- 2 nouveaux réseaux de chaleur à Thouaré et La Chapelle
- Objectif : 100 % d’énergies renouvelables en 2050
- 240 tonnes de CO₂ évitées par an à Thouaré
- 10 % de moins que le gaz pour les usagers
Deux projets structurants pour la transition énergétique nantaise
Nantes Métropole affiche une volonté claire : accélérer la décarbonation de son mix énergétique grâce à des réseaux alimentés majoritairement par des énergies renouvelables et de récupération. Selon Nantes Métropole, ces nouvelles infrastructures s’inscrivent dans le schéma directeur des réseaux de chaleur, qui prévoit la création de neuf nouveaux réseaux d’ici à 2030.
“Ces réseaux sont un levier stratégique pour atteindre nos objectifs climatiques et garantir une énergie locale, durable et accessible à tous.”
Un responsable métropolitain
Un réseau vertueux à Thouaré-sur-Loire
Le projet de Thouaré-sur-Loire illustre cette ambition écologique. Le futur réseau sera alimenté à 95 % par des énergies renouvelables, principalement le bois-énergie et le solaire thermique. Il permettra d’éviter 240 tonnes de CO₂ par an, un gain considérable pour une commune de cette taille.
Un calendrier précis déjà établi
- Études de conception : printemps 2025
- Travaux : automne 2025
- Mise en service : automne 2026
Ce réseau desservira notamment le collège Les Sables d’Or, le centre technique municipal, le complexe sportif, la future cuisine centrale et un équipement multifonction.
La Chapelle-sur-Erdre : un quartier pilote pour la biomasse
À La Chapelle-sur-Erdre, le quartier de Mazaire accueillera une chaufferie biomasse combinant 81 % de bois et 19 % de gaz pour garantir un approvisionnement stable et performant. Selon Air Pays de la Loire, cette installation permettra d’alimenter plusieurs équipements publics essentiels : collège Le Grand Beauregard, gymnase Canzillon, halle de sport et école de Mazaire.
Le calendrier prévoit des ateliers citoyens en novembre 2024, une réponse publique en mars 2025, puis des travaux jusqu’en 2026.
Réseaux de chaleur de Nantes Métropole
| Commune | Source principale d’énergie | CO₂ évité/an | Mise en service | Équipements alimentés |
|---|---|---|---|---|
| Thouaré-sur-Loire | Bois & solaire | 240 t | Automne 2026 | Collège, cuisine centrale, équipements |
| La Chapelle-sur-Erdre | Biomasse (bois + gaz) | 210 t | 2026 | Collège, gymnase, école |
Une stratégie métropolitaine ambitieuse et cohérente
Actuellement, Nantes Métropole dispose de 165 km de réseaux de chaleur, alimentant 43 400 logements dont 26 000 logements sociaux. Selon France Chaleur Urbaine, 74 % de cette chaleur provient de sources renouvelables ou de récupération, permettant d’éviter 60 000 tonnes de CO₂ chaque année.
Ces réseaux s’appuient sur :
- la chaleur issue de l’incinération des déchets
- la biomasse
- la récupération de chaleur industrielle
L’objectif est clair : atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050 et réduire de 50 % les émissions de CO₂ par habitant en 2030.
Des bénéfices concrets pour les habitants
Au-delà de l’enjeu climatique, ces réseaux sont plus économiques. Selon Hellio, le prix du chauffage par réseau de chaleur reste en moyenne 10 % inférieur au gaz, même après la fin du bouclier tarifaire. Les raccordements connaissent une croissance constante, preuve de l’intérêt local pour cette solution collective.
“Nous avons choisi le raccordement au réseau de chaleur pour sa stabilité de prix. C’est aussi un geste concret pour le climat.”
Claire, habitante de Nantes Nord
Cette dynamique s’inscrit dans une trajectoire vertueuse : entre 2021 et 2023, la métropole a réduit sa consommation énergétique de 6 %, tout en développant une production locale représentant déjà 11 % de l’énergie consommée sur le territoire.