le cadre du Tour des Colos 2026 au centre de la Ducherais à Campbon 27 juillet 2026

By Erwan Steroz

Le lundi 27 juillet 2026, Jeunesse au Plein Air fera étape au centre de la Ducherais, à Campbon, en Loire-Atlantique. Cette rencontre s’inscrit dans le Tour des Colos 2026, une tournée nationale organisée en juillet pour célébrer les 150 ans des colonies de vacances.

Élus, partenaires, organisateurs, équipes d’animation et enfants se retrouveront sur place pour rappeler le rôle éducatif et social des séjours collectifs. L’objectif est clair : défendre le droit aux vacances, à la découverte, à la vie collective et aux souvenirs partagés.

Selon le communiqué de presse de Jeunesse au Plein Air, le Tour des Colos 2026 comptera 21 étapes en France. Celle de Campbon doit permettre de montrer concrètement ce que les chiffres disent depuis des années : les colos restent un levier d’émancipation, mais leur accès demeure inégal.

A retenir :

  • L’étape aura lieu le lundi 27 juillet 2026 au centre de la Ducherais à Campbon.
  • Le Tour des Colos célèbre les 150 ans des colonies de vacances.
  • La tournée nationale compte 21 étapes en France au mois de juillet.
  • Des enfants de 6 à 14 ans seront accueillis sur place par l’association PEP 44-49.
  • Le programme prévoit échanges, visite du centre, rencontre avec les enfants et goûter.
  • L’enjeu central reste l’accès de tous les enfants aux vacances et aux loisirs collectifs.

Une étape locale pour célébrer les 150 ans des colonies de vacances

Depuis 1876, les colonies de vacances ont marqué des générations d’enfants. Elles ont permis de découvrir d’autres lieux, de vivre avec les autres et de sortir du cadre familial habituel.

Le Tour des Colos 2026 veut rappeler cette histoire, mais sans la réduire à la nostalgie. Les séjours collectifs répondent encore à des besoins très actuels.

Ils touchent à la socialisation, à la santé, à la mixité, à l’autonomie et à la déconnexion des écrans. Dans une société souvent fragmentée, ces expériences gardent une force éducative réelle.

L’étape de Campbon doit justement rendre cette réalité visible. Elle donnera à voir les enfants, les animateurs, les partenaires et les conditions concrètes d’un séjour collectif.

Le centre de la Ducherais, un lieu d’observation du terrain

Le centre de la Ducherais accueillera cette étape en Loire-Atlantique. Il ne s’agira pas d’un simple rendez-vous institutionnel, mais d’un temps d’observation au plus près de la vie d’un séjour.

Selon Jeunesse au Plein Air, l’association PEP 44-49, membre du comité départemental JPA 44, accueillera sur cette période des enfants âgés de 6 à 14 ans.

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Cette précision est importante. Elle rappelle que les colos ne sont pas seulement un dispositif abstrait, mais des lieux habités par des enfants, des animateurs et des projets éducatifs.

Sur place, les participants pourront échanger avec les équipes et observer ce que les séjours produisent au quotidien : découverte, confiance, liens et apprentissages.

Un programme resserré autour des échanges

La rencontre du 27 juillet suivra un programme prévisionnel simple. Elle commencera à 14 h par un accueil et un premier temps d’échange sur les enjeux des séjours enfants.

De 14 h 30 à 15 h 30, une visite du centre est prévue. Elle permettra aussi des échanges avec les enfants et les animateurs présents.

Entre 15 h 30 et 16 h, le programme prévoit un temps consacré à l’impact du centre de vacances sur le territoire, suivi d’un goûter.

Ce format court peut sembler modeste. Il a pourtant l’avantage de relier les discours publics à une réalité de terrain, avec les premiers concernés.

Le programme prévisionnel de l’étape de Campbon

HoraireTemps fortObjectif
14 hAccueil et premier échangePoser les enjeux des séjours collectifs
14 h 30 à 15 h 30Visite du centreDécouvrir le fonctionnement du site
14 h 30 à 15 h 30Échanges avec enfants et animateursDonner la parole aux acteurs du séjour
15 h 30 à 16 hImpact du centre et goûterRelier vacances, territoire et convivialité

Les colos, une réponse à des enjeux très actuels

Les colonies de vacances ont parfois été perçues comme un souvenir du passé. Le Tour des Colos défend au contraire leur actualité.

Aujourd’hui, beaucoup d’enfants vivent des vacances très inégales. Certains partent, découvrent, rencontrent et reviennent avec des récits. D’autres restent chez eux, souvent faute de moyens.

Selon le communiqué, 4,2 millions d’enfants de 5 à 19 ans ne partent pas en vacances. Ce chiffre donne une dimension sociale forte à l’étape de Campbon.

Les séjours collectifs ne sont donc pas un supplément de confort. Pour certains enfants, ils représentent l’une des rares occasions de changer d’environnement, de respirer et d’élargir leur horizon.

<blockquote>Une colonie de vacances n’est pas seulement un départ. C’est souvent le premier récit d’autonomie, de rencontre et de confiance qu’un enfant ramène à la maison.</blockquote>

Une image positive, mais un accès encore trop inégal

Le regard des Français sur les séjours collectifs reste largement favorable. Cette adhésion montre que les colos conservent une place dans l’imaginaire éducatif.

Selon le sondage Ifop cité par Jeunesse au Plein Air, 75 % des Français ont une image positive des séjours de vacances collectifs pour les enfants et les jeunes.

Le même sondage indique que 91 % des répondants pensent que ces séjours favorisent la découverte de nouvelles activités. Ils sont aussi 90 % à y voir un levier de lien social et 84 % un moyen de déconnexion des écrans.

Ce soutien symbolique ne suffit pourtant pas. L’enjeu reste de transformer l’attachement aux colos en accès réel pour les enfants qui en sont aujourd’hui éloignés.

Une baisse de fréquentation qui interroge

Le communiqué souligne aussi une tendance préoccupante. En sept ans, les accueils collectifs de mineurs avec hébergement ont enregistré une baisse de fréquentation de 9 %.

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Cette évolution doit être prise au sérieux. Elle peut traduire des difficultés financières, organisationnelles, administratives ou culturelles autour du départ en colo.

Pour les familles, le coût, la confiance, l’information et les démarches peuvent constituer des freins. Pour les organisateurs, les contraintes d’encadrement, de recrutement et de financement pèsent aussi.

L’étape de Campbon sert donc aussi à rouvrir le débat public. Elle rappelle que le droit aux vacances ne se décrète pas seulement, il s’organise.

Le rôle éducatif des séjours collectifs

Une colonie de vacances est un espace d’apprentissage informel. Les enfants y apprennent à vivre en groupe, à respecter des règles communes et à trouver leur place.

Ils découvrent aussi des activités qu’ils n’auraient peut-être jamais pratiquées autrement. Sport, nature, créations, jeux collectifs ou vie quotidienne deviennent des supports éducatifs.

Loin du cadre scolaire, les enfants peuvent aussi expérimenter autrement. Ils testent leur autonomie, apprennent à demander de l’aide et gagnent parfois en confiance.

Cette dimension éducative explique l’engagement de Jeunesse au Plein Air. Les colos ne sont pas seulement des vacances, elles participent à l’éducation populaire.

La déconnexion des écrans, un enjeu devenu central

Le sujet des écrans revient de plus en plus dans les discussions éducatives. Les séjours collectifs offrent un cadre propice à une autre relation au temps.

En colo, l’enfant peut retrouver des activités concrètes, des discussions, des jeux de groupe et des expériences en extérieur. Cette rupture peut être bénéfique, surtout quand l’usage numérique devient envahissant.

Le communiqué rappelle que 84 % des Français interrogés voient les séjours collectifs comme un moyen de déconnexion par rapport aux écrans.

Cette dimension ne doit pas être caricaturée. Il ne s’agit pas de couper les enfants du monde, mais de leur offrir une respiration, un autre rythme et d’autres interactions.

PEP 44-49 et JPA 44, des acteurs locaux mobilisés

L’étape de Campbon s’appuie sur des acteurs locaux engagés. L’association PEP 44-49 accueillera les enfants sur la période, dans le cadre de son action éducative.

Le comité JPA 44 joue aussi un rôle important. Reconstitué en 2024, il agit pour favoriser l’accès des enfants et des jeunes aux vacances et aux loisirs collectifs.

Cette mobilisation départementale permet de relier les grands enjeux nationaux à des réalités locales. Les besoins ne sont pas les mêmes selon les territoires, les familles et les structures.

À Campbon, l’événement donnera donc une visibilité à ce travail discret. Il mettra en avant ceux qui rendent les départs possibles, souvent loin des projecteurs.

Le droit aux vacances comme priorité sociale

Parler de colonies de vacances, c’est aussi parler de droit aux vacances. Ce droit reste fragile lorsque des millions d’enfants ne partent pas.

Les séjours collectifs permettent de réduire certains écarts. Ils offrent à des enfants issus de milieux différents une expérience commune, encadrée et structurante.

Mais l’égalité d’accès suppose des financements, des partenariats, des aides et une information claire aux familles. Sans cela, les colos restent surtout accessibles à ceux qui savent déjà comment partir.

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Le Tour des Colos 2026 sert à rappeler cette exigence. Chaque enfant devrait pouvoir revenir de vacances avec quelque chose à raconter.

Retour d’expérience : le premier départ compte souvent beaucoup

Pour un enfant, un premier séjour collectif peut être impressionnant. Il faut quitter la maison, rencontrer d’autres enfants et apprendre un nouveau rythme.

Mais cette étape peut aussi devenir fondatrice. Elle montre que l’on peut vivre avec d’autres, essayer de nouvelles activités et se sentir capable hors du cadre familial.

Les souvenirs les plus simples deviennent souvent les plus durables. Une veillée, une sortie, une chambre partagée ou un jeu collectif peuvent marquer longtemps.

C’est cette force que les acteurs du Tour des Colos veulent remettre en lumière. Derrière les statistiques, il y a des récits d’enfants.

Retour d’expérience : les animateurs sont au cœur de la confiance

La réussite d’un séjour repose largement sur les équipes d’animation. Ce sont elles qui encadrent, rassurent, organisent et créent l’ambiance.

Pour les familles, la confiance dans les animateurs est déterminante. Elle conditionne souvent l’acceptation d’un premier départ.

Sur le terrain, les animateurs doivent concilier sécurité, écoute, autonomie et vie collective. Leur rôle est à la fois éducatif, pratique et humain.

L’étape de Campbon permettra justement de les rendre visibles. Les échanges prévus avec les équipes rappelleront que les colos vivent grâce à des professionnels et bénévoles engagés.

Pourquoi cette étape intéresse aussi les collectivités

Les colonies de vacances ne concernent pas seulement les familles. Elles impliquent aussi les collectivités, car elles touchent à l’enfance, à l’éducation, à la santé et à l’égalité des chances.

Les élus locaux peuvent jouer un rôle dans le financement, l’information et l’organisation de partenariats. Ils peuvent aussi soutenir les structures qui accueillent les enfants.

Le communiqué indique que l’étape permettra d’échanger avec les acteurs locaux sur les conditions nécessaires pour garantir l’accès de tous les enfants aux vacances et aux loisirs collectifs.

Cette discussion est essentielle. Elle peut aider à identifier les freins, mais aussi les leviers disponibles dans le département.

Jeunesse au Plein Air, un acteur historique de l’accès aux vacances

Jeunesse au Plein Air agit depuis 1938 pour favoriser l’accès aux vacances et aux loisirs collectifs. Son engagement s’inscrit dans une longue tradition d’éducation populaire.

Selon le communiqué, plus de 46 000 enfants ont pu découvrir en 2025 les joies des séjours collectifs, en colo ou en classe de découvertes, grâce à JPA et ses partenaires.

Cette action donne une portée concrète au Tour des Colos 2026. La tournée ne célèbre pas seulement une histoire, elle défend une politique d’accès.

L’étape de Campbon s’inscrit dans cette continuité. Elle rappelle que les vacances peuvent être un espace d’apprentissage, de réparation et d’ouverture.

Une tournée nationale pour remettre les colos au centre du débat

Avec 21 étapes en France, le Tour des Colos 2026 veut créer un mouvement visible. Chaque étape permet de montrer un site, des enfants, des équipes et des enjeux locaux.

Cette tournée donne aussi une dimension nationale à des réalités souvent dispersées. Les colos existent partout, mais leurs difficultés restent parfois peu audibles.

En célébrant les 150 ans des colonies de vacances, JPA cherche donc à ouvrir une discussion plus large. Comment financer les départs ? Comment rassurer les familles ? Comment recruter et former les équipes ?

Campbon sera l’une des réponses locales à ces questions. Le centre de la Ducherais deviendra, le temps d’un après-midi, un lieu de débat et de visibilité.

Un rendez-vous pour défendre les souvenirs d’enfance

Le Tour des Colos 2026 porte une idée simple et forte. Chaque enfant devrait pouvoir vivre des vacances, découvrir d’autres horizons et revenir avec des souvenirs à raconter.

Cette ambition peut sembler modeste. Elle est pourtant fondamentale dans une période où les inégalités de départ restent importantes.

L’étape du 27 juillet à Campbon donnera à cette cause un visage concret. Celui d’enfants en séjour, d’animateurs engagés, d’associations locales et de partenaires mobilisés.

Dans un centre de vacances, les grands débats prennent souvent une forme simple : un enfant qui ose, qui rit, qui découvre et qui rentrera chez lui avec une histoire à partager.

Et vous, quel souvenir de colonie de vacances ou de séjour collectif aimeriez-vous transmettre aux enfants d’aujourd’hui ?

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