Le FC Nantes traverse une nouvelle zone de turbulences. Le 11 février 2026, Waldemar Kita a décidé d’écarter Baptiste Drouet, responsable de la cellule de recrutement, dans un contexte sportif alarmant. Le club, avant-dernier de Ligue 1, enchaîne les revers et cherche un électrochoc.
Cette décision, loin d’apaiser les tensions, relance le débat sur la stratégie globale du club et sur la gestion sportive à long terme.
À retenir
- Baptiste Drouet a été limogé le 11 février 2026 en pleine crise sportive du FC Nantes.
- Le mercato estival 2025, jugé décevant, a fortement pesé dans la décision.
- Le club reste avant-dernier de Ligue 1, dans un climat d’instabilité chronique.
Une décision forte dans la crise du FC Nantes
Le timing ne doit rien au hasard. Le licenciement intervient quelques jours seulement après la fermeture du mercato hivernal. Selon Ouest-France, Waldemar Kita n’avait jamais totalement accordé sa confiance à Baptiste Drouet depuis son arrivée à l’été 2023.
Nantais d’origine et âgé de 36 ans, l’ancien recruteur de Lorient évoluait déjà dans une position fragile. Le président lui reprochait notamment son soutien à l’arrivée de Luis Castro, entraîneur remercié en décembre 2025. Cette décision s’inscrit dans une logique connue à Nantes : agir rapidement pour tenter d’enrayer la spirale négative.
« À Nantes, quand les résultats ne suivent pas, le premier réflexe reste de changer un maillon. »
Mercato du FC Nantes : un bilan sportif très critiqué
Le principal grief concerne le recrutement de l’été 2025. Selon So Foot, le mercato estival est considéré comme un échec majeur dans un contexte budgétaire contraint.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur neuf recrues :
- Quatre ont quitté le club dès l’hiver.
- Deux sont désormais marginalisées.
- Les autres peinent à s’imposer dans le onze.
Des joueurs comme Hong Hyun-seok, Kwon Hyeok-kyu ou Mayckel Lahdo n’ont jamais réellement convaincu. Selon Jeunes Footeux, ce turn-over rapide illustre l’absence d’impact immédiat du recrutement sur la compétitivité de l’équipe.
Un observateur proche du club confie :
« Le problème, ce n’est pas seulement les joueurs. C’est l’absence de ligne directrice. »
Instabilité chronique : le mal profond du FC Nantes
Ce nouveau départ relance une critique récurrente sous l’ère Kita : l’instabilité structurelle. Selon But Football Club, le président reprend régulièrement la main sur les décisions sportives lorsque la situation se dégrade.
Sur le terrain, les résultats sont inquiétants. Sous Ahmed Kantari, l’équipe reste sur une série de cinq défaites pour une seule victoire. Le classement, avant-dernier de Ligue 1, place le club en danger direct de relégation.
Cette instabilité empêche toute construction dans la durée. Recruteurs, entraîneurs et joueurs s’inscrivent rarement dans un projet à moyen terme. Pour un club historiquement reconnu pour sa formation et son identité de jeu, le contraste est saisissant.
Réactions divisées chez les supporters du FC Nantes
La décision de Waldemar Kita ne fait pas l’unanimité. Certains supporters estiment que Baptiste Drouet n’avait pas les moyens de réussir avec un budget limité. L’analyste Emmanuel Merceron pointe notamment la responsabilité de la direction dans les contraintes imposées.
D’autres y voient au contraire un scénario déjà vu : changer un responsable sans remettre en question la stratégie globale. Ce sentiment d’improvisation nourrit la défiance d’une partie du public.
Retour d’expérience d’un supporter abonné depuis vingt ans :
« On a l’impression de recommencer à zéro chaque saison. Rien ne tient dans la durée. »
Quels enjeux pour la fin de saison du FC Nantes ?
À court terme, l’objectif reste clair : le maintien. Mais la question dépasse le classement. Selon plusieurs observateurs, le club doit retrouver une cohérence sportive, notamment dans sa politique de recrutement et dans la stabilité de son encadrement.
Le départ de Baptiste Drouet peut-il réellement changer la dynamique ? L’histoire récente du club invite à la prudence. Sans projet structuré, les changements successifs risquent de produire les mêmes effets.
Selon Ouest-France, ce nouveau mouvement confirme surtout une chose : en période de crise, la gouvernance reprend systématiquement la main sur le secteur sportif.
Le FC Nantes joue désormais une double bataille : sauver sa place en Ligue 1 et retrouver une direction claire pour son avenir.