L’entrée en matière des Bleus dans le tour principal de l’Euro 2026 de handball a tourné à l’avantage du Danemark. Battue 32-29 à Herning, l’équipe de France a laissé filer une occasion précieuse de sécuriser sa qualification.
Une défaite lourde de conséquences, tant le scénario semblait maîtrisé pendant plus de quarante minutes.
À retenir
- Les Bleus ont mené la majeure partie du match avant de céder dans le money-time.
- Le réveil danois, porté par Mathias Gidsel et Emil Nielsen, a tout changé.
- La France n’a désormais plus de marge d’erreur dans le groupe I.
Un choc décisif dès l’ouverture du tour principal
Ce jeudi 22 janvier 2026, la France affrontait le Danemark dans une rencontre déjà cruciale. D’un côté, des champions d’Europe en titre invaincus jusque-là. De l’autre, des Danois sous pression après avoir perdu leurs points face au Portugal.
Sur le papier, l’avantage semblait français. Sur le terrain, le contexte a rapidement rappelé la difficulté de gagner à Herning, devant un public danois survolté.
La situation des équipes avant le match
| Équipe | Points au départ | Dynamique | Enjeu immédiat |
|---|---|---|---|
| France | 2 | Trois victoires en phase préliminaire | Consolider la qualification |
| Danemark | 0 | Rebond attendu après le Portugal | Éviter une élimination |
Une première période maîtrisée par les Bleus
Pendant vingt minutes, la France a imposé son tempo. Défense compacte, transitions rapides, et un Charles Bolzinger inspiré dans les cages. J’ai retrouvé ce sentiment familier des grands matchs français : tout semblait sous contrôle, presque trop.
À la pause, l’avance était mince (12-11), mais le plan de jeu fonctionnait. Les Bleus gênaient la circulation danoise, malgré plusieurs infériorités numériques mal gérées.
Le basculement danois après la 45e minute
Le tournant est intervenu progressivement. Jusqu’à la 45e minute, la France menait encore 26-24. Puis tout s’est accéléré. La défense haute danoise a désorganisé les attaques françaises, provoquant pertes de balle et tirs forcés.
Mathias Gidsel a alors pris feu. Dans ce type de match, j’ai souvent constaté que ce genre de joueur change la dynamique à lui seul. Le Danemark a enchaîné les buts rapides, porté par une salle soudainement en fusion.
Le duel des gardiens, facteur clé du résultat
Emil Nielsen a livré une prestation de très haut niveau. Ses 11 arrêts, dont plusieurs dans les dernières minutes, ont cassé l’élan français. Bolzinger, solide une grande partie du match, a manqué de soutien défensif au moment critique.
« Dans les grands rendez-vous, le gardien qui gagne le duel mental fait souvent basculer le match. »
Des individualités françaises en manque de solutions
Dylan Nahi et Kentin Mahé ont tenté de maintenir le cap. Leur engagement n’est pas en cause. Mais dans le money-time, les circuits offensifs se sont grippés. La France a marqué 29 buts, preuve d’un potentiel intact, mais sans lucidité quand il fallait tuer le match.
Une défaite aux conséquences immédiates dans le groupe I
Ce revers change profondément la donne. Le Danemark revient à hauteur de la France, tandis que le Portugal et l’Allemagne prennent une option avec quatre points.
Les Bleus se retrouvent dans une situation que j’ai souvent vue dans les grandes compétitions : une phase de rattrapage permanente, sans droit à l’erreur.
Des ajustements urgents avant le Portugal
Pour rester en course, plusieurs points devront être corrigés rapidement :
- La gestion des fins de match, trop imprécise face à la pression
- La lecture des défenses hautes, qui a posé de sérieux problèmes
- La discipline collective, notamment dans les moments chauds
Le rendez-vous face au Portugal, samedi 24 janvier à 15h30, prend déjà des allures de match couperet.
Un avertissement sérieux pour les champions d’Europe
Cette défaite n’élimine pas la France. Mais elle agit comme un rappel brutal. À ce niveau, la moindre baisse d’intensité se paie comptant. Le Danemark l’a démontré avec autorité, devant son public.
Reste une question ouverte : les Bleus sauront-ils transformer ce coup d’arrêt en électrochoc collectif ?