un joueur de Handball tirant au but

Euro 2026 de handball : le Danemark frappe fort, l’Allemagne s’échappe, les Bleus sous pression dans le groupe I

By Loïc Aodvel

Le groupe I de l’Euro 2026 de handball tient toutes ses promesses. Dense, brutal, spectaculaire. En deux journées du tour principal disputées à Herning, les équilibres ont déjà vacillé.

Le Danemark s’affirme, l’Allemagne prend une option majeure, et la France avance désormais sans filet. Dans ce qui ressemble déjà à un mini-championnat du monde, chaque détail compte.

A retenir :

  • L’Allemagne est seule en tête avec trois victoires et 6 points
  • Le Danemark a fait tomber les Bleus, un coup psychologique fort
  • La France reste en vie, mais n’a plus le droit à l’erreur
  • L’Espagne est quasiment éliminée, malgré des matchs accrochés

Un groupe I déjà sous haute tension à l’Euro 2026

Dès l’ouverture du tour principal, le ton a été donné. Ce groupe, composé de six nations majeures, ne laisse aucun répit. Les deux premières places seulement ouvrent la porte des demi-finales. Autant dire que chaque match ressemble à un quart de finale anticipé.

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Selon l’EHF, jamais un groupe n’avait réuni autant d’équipes classées dans le top 6 mondial à ce stade. Selon les observateurs présents à Herning, l’intensité physique et émotionnelle dépasse celle de nombreuses phases finales olympiques. Selon plusieurs sélectionneurs, une simple baisse de régime de dix minutes peut être fatale.

Le Danemark assume son statut et fait plier les Bleus

Une victoire référence face à la France

Le succès du Danemark contre la France (32-29) a marqué les esprits. Menés à la pause, les Danois ont accéléré au retour des vestiaires, portés par une défense compacte et un gardien décisif.

Emil Nielsen a écœuré les attaquants français avec 11 arrêts, souvent dans les moments clés. Devant lui, Mathias Gidsel a incarné le leadership offensif, prenant feu dans le money-time. Dans la salle, l’ambiance était suffocante. J’y ai rarement ressenti une telle pression sonore sur un match international.

« Quand Emil commence à enchaîner les arrêts, toute l’équipe monte d’un cran. »

Ce succès met fin à une longue série d’invincibilité française à l’Euro et place le Danemark dans une position idéale avant les chocs à venir.

L’Allemagne impressionne par sa régularité

Une Mannschaft qui s’échappe au classement

Avec trois victoires en trois matchs, Allemagne est la seule équipe parfaite du groupe. Contre le Portugal puis la Norvège, les Allemands ont fait preuve d’un sang-froid remarquable.

Le symbole de cette réussite s’appelle Andreas Wolff. Face à la Norvège, son match frôle l’irréel : 22 arrêts, 44 % d’efficacité. J’ai revu certaines de ses parades plusieurs fois. Elles changent totalement la physionomie d’un match.

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L’Allemagne dégage aujourd’hui une impression claire :

  • Un gardien au sommet
  • Une rotation offensive efficace
  • Une maîtrise tactique dans les fins de match

Tout indique qu’elle tient son destin en main.

La France déjà dos au mur dans ce groupe de la mort

Un joker brûlé trop tôt

La défaite face au Danemark a replacé brutalement France sous pression. Les Bleus ont bien entamé la rencontre, mais ont cédé face à l’impact scandinave et à l’efficacité adverse.

Guillaume Gille l’a reconnu : la marge d’erreur est désormais nulle. Certains cadres ont manqué de précision, d’autres ont souffert physiquement. Cette fragilité passagère rappelle à quel point ce groupe ne pardonne rien.

Un joueur français confiait en zone mixte, visiblement marqué : « Si on calcule, on est morts. »

Une réaction offensive spectaculaire contre le Portugal

La réponse française a été immédiate. Le Portugal a subi une véritable tempête : 46-38, un record historique à l’Euro. Dika Mem a livré une partition parfaite, 8 tirs, 8 buts. Rarement vu un arrière droit dominer autant son duel direct.

Ce match a aussi montré la profondeur offensive française, capable d’atteindre des sommets quand le tempo est maîtrisé. Mais il pose une question centrale : les Bleus peuvent-ils répéter cela face à l’Allemagne ?

Espagne, Norvège, Portugal : la moindre erreur se paie cash

L’Espagne quasiment hors course

Trois matchs, trois défaites. L’Espagne vit un Euro cauchemar. Pourtant, rien n’a été simple pour ses adversaires. Mais à ce niveau, perdre d’un but reste perdre. Face au Danemark, Emil Nielsen a encore fermé la boutique.

Norvège et Portugal encore en embuscade

Avec deux points chacun, Norvégiens et Portugais restent mathématiquement en course. La Norvège peut encore jouer les arbitres. Le Portugal, malgré sa claque contre la France, conserve une capacité à surprendre, notamment grâce à ses jeunes talents.

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Classement du groupe I après deux journées du tour principal

PositionÉquipePointsDifférence de buts
1Allemagne6+6
2France4+9
3Danemark4+6
4Norvège2-5
5Portugal2-8
6Espagne0-8

Les clés tactiques qui font la différence à l’Euro 2026

Défense et gardiens, le vrai nerf de la guerre

Dans ce groupe, les meilleures équipes sont celles qui défendent le mieux dans les temps faibles. Danemark et Allemagne l’ont parfaitement compris. La France, elle, doit encore ajuster sa base arrière face aux équipes les plus puissantes.

L’efficacité offensive, condition non négociable

Marquer beaucoup ne suffit pas. Il faut marquer au bon moment. L’Allemagne excelle dans ce registre. Le Danemark aussi. La France alterne encore le très haut niveau et des passages à vide.

Un dénouement totalement ouvert dans le groupe I

Rien n’est joué. Absolument rien. Les confrontations directes à venir vont décider du sort de ce groupe. France-Allemagne et Danemark-Allemagne ressemblent déjà à des demi-finales déguisées.

Ce groupe I tient sa réputation. Intense. Impitoyable. Passionnant. Et si vous aviez un pronostic aujourd’hui, oseriez-vous vraiment le garantir jusqu’au bout ? 💬

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