Dakar 2026 : « Un chameau m’a coupé la route », l’incroyable mésaventure d’Edgar Canet

By Loïc Aodvel

À seulement 20 ans, Edgar Canet a déjà appris l’une des règles non écrites du Rallye Dakar : rien n’est jamais totalement maîtrisable.
Lors de la deuxième étape du Dakar 2026, le jeune pilote KTM a vécu une scène irréelle.

En pleine spéciale, un chameau surgit et lui coupe la route. Deux chutes plus tard, le leader vacille… sans tomber.

À retenir :

  • Un incident rarissime avec un animal en course
  • Deux chutes sans gravité majeure
  • Le leadership perdu, mais le général toujours à portée
  • Un sang-froid impressionnant pour un pilote de 20 ans

Edgar Canet, le prodige qui bouscule la hiérarchie du Dakar

Avant cet épisode, Canet marchait sur l’eau.
Vainqueur du prologue, puis de la première étape, il devenait le plus jeune leader de l’histoire moderne du Dakar moto. Selon les organisateurs, son rythme en ouverture de piste rappelait celui des grands noms du rallye-raid.

Sur le terrain, j’ai déjà vu des rookies briller une journée avant de rentrer dans le rang. Canet, lui, imposait une constance rare, même en ouvrant la piste, l’exercice le plus ingrat du Dakar.

Étape 2 du Dakar 2026 : quand la faune s’invite dans la course

Le décor est planté entre Yanbu et AlUla. Une spéciale rapide, minérale, piégeuse.
Au kilomètre 85, tout bascule. Un chameau immobile sur la trajectoire. Canet tente l’évitement. La moto tape une pierre. Première chute.

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Quelques kilomètres plus loin, encore sonné, il chute une seconde fois dans une zone rocheuse en traversant un oued.

Un enchaînement rare mais révélateur

  • Vitesse estimée : plus de 120 km/h
  • Terrain : pierres, rivière asséchée, visibilité réduite
  • Résultat : lèvre ouverte, mais moto intacte

Selon les images diffusées par l’organisation, l’animal n’a pas été blessé.

Chutes, bonus et calculs au classement général

Sportivement, l’impact est réel.
Canet termine deuxième de l’étape, à 1 min 30 du vainqueur Daniel Sanders. Il cède le maillot de leader, mais conserve une marge infime : 30 secondes au général.

Selon le règlement, les bonus de navigation accordés à l’ouvreur de piste ont limité la casse. Une règle souvent débattue, mais qui, ce jour-là, a joué en sa faveur.

Élément cléDonnée
Position étape2e
Retard sur le vainqueur1’30’’
Classement général2e
Écart avec le leader+30’’

Sang-froid et maturité : la vraie victoire de Canet

Ce qui frappe, au-delà des chiffres, c’est le ton.
Pas d’excuse. Pas de colère. Même une pointe d’humour sur sa lèvre ouverte.

Selon ses propres mots, il assume une légère perte de concentration après la première chute. Une lucidité rare à cet âge, surtout dans une épreuve où la fatigue mentale broie les nerfs.

J’ai couvert des Dakar où des pilotes bien plus expérimentés perdaient pied pour moins que ça. Canet, lui, a terminé l’étape proprement.

Une mésaventure qui peut compter pour la suite

Ce chameau pourrait devenir un tournant symbolique.
Ne plus ouvrir la piste, suivre Sanders, attaquer sans naviguer : le scénario devient presque favorable. Selon plusieurs observateurs du bivouac, Canet a désormais une carte tactique intéressante à jouer.

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Retour d’expérience

  • Première leçon : gérer l’après-chute, pas seulement la chute
  • Deuxième leçon : accepter l’imprévisible, même en tête

Et vous, pensez-vous que cet épisode va renforcer Edgar Canet… ou révéler ses premières limites sur le Dakar ? 💬

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