Dakar 2026 – Motos : Luciano Benavides s’impose sur la 7e étape, Daniel Sanders creuse l’écart au général

By Loïc Aodvel

La reprise du Dakar 2026, après la journée de repos, n’a laissé aucun temps mort. Sur la 7e étape entre Riyadh et Wadi ad-Dawasir, Luciano Benavides a livré une démonstration de maîtrise.

Derrière, Daniel Sanders n’a pas gagné, mais il a gagné du temps là où cela compte vraiment : au général.

A retenir :

  • Benavides domine la 7e étape de bout en bout
  • Sanders accentue son avance au classement général
  • La hiérarchie se resserre pour le podium
  • La deuxième semaine s’annonce stratégique

Une 7e étape rapide et sans concession

Cette spéciale de 459 kilomètres chronométrés a rappelé que le Dakar ne pardonne rien, même sur terrain roulant. Les moyennes élevées ont mis en valeur la précision de pilotage et la lecture de course. Parti sixième, Benavides a immédiatement imposé son rythme. Selon l’organisation du Dakar, il n’a jamais quitté la tête virtuelle de la spéciale.

Sur ce type d’étape, j’ai souvent constaté que le danger vient moins du sable que de l’excès de confiance. Benavides a fait l’inverse. Il a attaqué sans jamais se désunir, alignant des temps intermédiaires propres, sans erreur de navigation.

Benavides relance clairement sa course au podium

Avec cette victoire, la deuxième sur ce Dakar 2026, Benavides confirme qu’il est plus qu’un chasseur d’étapes. Il reste troisième au général, mais l’écart avec le deuxième est désormais infime. Selon Moto-Station, cette performance récompense une première semaine frustrante, marquée par des choix tactiques défavorables.

« Je n’ai jamais renoncé, même quand la course semblait m’échapper. »

Cette phrase résume bien son Dakar. J’ai déjà vu ce scénario lors d’éditions précédentes : un pilote discret en première semaine, puis redoutable quand la course s’ouvre. Benavides est exactement dans ce tempo.

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Sanders, leader sans victoire mais avec méthode

Quatrième de l’étape, Sanders n’a pas cherché le coup d’éclat. Il a roulé intelligemment. Selon Ouest-France, l’Australien a surtout profité des conditions de départ et des difficultés rencontrées par ses rivaux directs.

Malgré sa pénalité lors de l’étape précédente, il compte désormais plus de quatre minutes d’avance. Sur le Dakar, ce n’est jamais définitif, mais c’est un coussin précieux. Dans mes suivis des éditions passées, ce type d’avance change complètement la manière d’aborder la navigation et la gestion mécanique.

Classement de la 7e étape moto : les écarts parlent

PositionPiloteMotoÉcart
1Luciano BenavidesKTM—
2Edgar CanetKTM+4’47’’
3Adrien Van BeverenHonda+4’57’’
4Daniel SandersKTM+5’35’’
5Skyler HowesHonda+6’46’’

Les cinq premiers se tiennent en moins de sept minutes, preuve que la course reste extrêmement dense à l’avant.

Van Beveren retrouve enfin des sensations

Troisième à l’arrivée, Adrien Van Beveren a livré sa meilleure journée depuis le départ. Selon Dicodusport, ses réglages de suspension ont enfin porté leurs fruits. On sent un pilote libéré, plus fluide, plus précis.

Dans ce genre de rallye, le déclic technique peut transformer un Dakar. Même s’il reste loin au général, Van Beveren peut encore peser sur la course, notamment en jouant les trouble-fête dans les étapes à venir.

Brabec limite la casse, Schareina recule

Dixième de l’étape, Ricky Brabec a vécu une journée compliquée. Ouvrir la route sur ce type de tracé reste pénalisant. Pourtant, il conserve sa deuxième place au général. Selon Eurosport, sa lecture stratégique reste l’une des plus solides du plateau.

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À l’inverse, Tosha Schareina a perdu du temps précieux. Parti très tôt, il n’a jamais trouvé le bon rythme et voit l’écart se creuser.

Rally2 : Docherty impressionne, Cox piégé

En Rally2, Michael Docherty continue d’impressionner. Cinquième victoire d’étape cette année, et une présence dans le top 6 scratch. À l’opposé, Bradley Cox a vu sa course basculer sur une panne de pompe à essence. Deux heures perdues, un Dakar à reconstruire.

J’ai déjà vu ce genre de scénario briser une dynamique. Sur le Dakar, la mécanique décide parfois plus que le talent.

Une deuxième semaine sous haute tension

Avec encore six étapes à disputer, Sanders est idéalement placé. Mais le Dakar ne se gagne jamais avant l’arrivée. Selon le site officiel du Dakar, la prochaine étape pourrait redistribuer les cartes, notamment pour Benavides, contraint d’ouvrir la piste.

C’est souvent là que tout se joue. Navigation, gestion des traces, fatigue accumulée. La course entre dans sa phase la plus impitoyable.

Et vous, pensez-vous que Sanders a déjà fait le plus dur ou que le Dakar réserve encore un grand retournement ? Votre avis compte.

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