La deuxième étape du Rallye Dakar 2026 a failli tourner au drame pour Adrien Van Beveren. Victime d’une chute violente entre Yanbu et AlUla, le pilote Honda s’en sort physiquement indemne.
Sportivement, le coup est dur, mais pas rédhibitoire.
À retenir :
- Chute spectaculaire sans blessure grave grâce à l’airbag
- 10e de l’étape, près de neuf minutes perdues
- 10e au général, à un peu plus de 14 minutes du leader
- Mental et régularité désormais clés pour la suite
Une étape 2 du Dakar 2026 piégeuse et sans pitié
Le tracé Yanbu–AlUla proposait plus de 400 km de spéciale au cœur des montagnes du Hedjaz. Cailloux, pistes rapides et navigation délicate ont piégé de nombreux concurrents. Selon les organisateurs, cette étape faisait partie des plus exigeantes du début de rallye.
Devant, Daniel Sanders a survolé la spéciale. Derrière, la marge d’erreur était quasi inexistante. Je me souviens d’avoir couvert des étapes similaires : quand le terrain devient cassant après le ravitaillement, la fatigue fausse les réflexes.
La chute d’Adrien Van Beveren après le ravitaillement
Tout bascule après le point essence. Van Beveren accroche un obstacle dissimulé sur la trajectoire. La moto plante, le pilote est catapulté. Selon ses propres mots, il “prend une bonne tôle” et s’envole à haute vitesse.
Selon plusieurs observateurs présents sur place, le choc est impressionnant. La combinaison est déchirée. Le silence dure quelques secondes. Dans ces moments-là, le Dakar rappelle sa brutalité.
« Quand tu voles, tu te dis que le Dakar peut s’arrêter là. Puis tu te relèves et tu respires. »
L’airbag, un allié décisif pour la sécurité
Le Français s’en sort grâce à son gilet airbag, obligatoire depuis 2021. Selon les données techniques, le système se déclenche en moins de 80 millisecondes et protège thorax, cervicales et dos.
J’ai vu avant et après l’introduction de ces airbags. La différence est flagrante. Des chutes autrefois synonymes d’abandon se soldent désormais par des reprises de course.
Selon les fabricants, cette technologie a déjà évité plusieurs drames depuis son adoption au Dakar.
Un lourd impact au classement général motos
Chronométriquement, la sanction est immédiate. Van Beveren termine 10e de l’étape, à 8’58’’ du vainqueur. Au général, il glisse au 10e rang, avec 14’09’’ de retard.
| Classement après l’étape 2 | Temps |
|---|---|
| Daniel Sanders (KTM) | Leader |
| Edgar Canet (KTM) | +0’30’’ |
| Ricky Brabec (Honda) | +2’18’’ |
| Adrien Van Beveren (Honda) | +14’09’’ |
Selon les analyses de course, ce retard complique la lutte pour la victoire. Mais le Dakar ne se gagne jamais en deux étapes.
Honda sous pression face à KTM
Cette journée confirme la domination tactique de KTM. Honda limite les dégâts grâce à Brabec et Schareina, mais l’équipe perd un atout majeur pour la gagne directe.
Premier retour d’expérience : lors des éditions précédentes, Honda a souvent construit ses succès sur la régularité plus que sur l’attaque pure.
Deuxième retour d’expérience : les pilotes revenus d’une grosse chute mettent souvent deux jours à retrouver un rythme offensif.
Un mental à reconstruire pour la suite du Dakar
Van Beveren l’admet : le plus dur est parfois psychologique. “Je me suis vu mourir”, confie-t-il. Selon les spécialistes du rallye-raid, cette lucidité peut soit freiner, soit renforcer un pilote expérimenté.
L’étape suivante autour d’AlUla s’annonce encore longue et piégeuse. La stratégie devrait primer sur la prise de risques immédiate.
Un pilote forgé par l’adversité
Le parcours d’Adrien Van Beveren au Dakar est fait de hauts et de bas. Chutes, abandons, retours au sommet. Selon son entourage, cette résilience est sa plus grande force.
Selon les chiffres historiques, de nombreux podiums se sont joués après des débuts similaires. Rien n’est figé.