Vendredi 16 janvier 2026, l’avant-dernière journée entre Al Henakiyah et Yanbu a servi de vrai juge de paix. Les favoris n’ont pas tous vécu la même course. Nasser Al-Attiyah a frappé fort en auto, pendant que Ricky Brabec a repris le contrôle en moto.
Et au milieu, Sébastien Loeb et Daniel Sanders ont vécu une étape qui raconte, à elle seule, la cruauté du Dakar.
A retenir :
- Al-Attiyah signe une 50e victoire d’étape et prend le large.
- Brabec gagne et repasse leader, avec une marge plus confortable.
- Loeb perd le podium provisoire pour 29 secondes.
- Sanders continue malgré la douleur, mais sort de la course au titre.
Autos : Al-Attiyah fait basculer l’étape 12 dans l’histoire
Ce qui frappe, c’est le mélange de gestion et d’instinct tueur. Al-Attiyah n’avait pas besoin de prendre des risques énormes. Il l’a fait quand même, proprement, et il a gagné.
Selon El País, cette victoire est sa 50e en autos sur le Dakar, un total qui le met au niveau de références historiques.
Selon Reuters, l’étape 11 avait déjà placé Ekström en “ouvreur” du lendemain, ce qui rend le duel pour le podium encore plus piégeux.
Le vrai tournant : Loeb décroche, Ekström en profite
La bataille ne se joue pas seulement à la seconde, mais au détail. Deux crevaisons et une erreur de navigation suffisent à faire perdre à Loeb la troisième place provisoire. L’écart est presque cruel : 29 secondes.
Dans mes suivis de rallye-raid, je vois souvent la même mécanique. Quand un pilote “subit” les pneus, il finit par subir le classement. Ici, Loeb n’a pas sombré. Il a juste payé l’addition, encore.
Motos : Brabec transforme une stratégie risquée en coup parfait
Le scénario moto est limpide. Brabec a “sacrifié” le confort d’un départ pour récupérer un avantage majeur : rouler dans les traces. Et sur un Dakar moderne, cet avantage peut faire basculer une édition.
Selon le site officiel du Dakar, Brabec gagne l’étape avec 3 min 43 s d’avance sur Luciano Benavides et repasse leader avec 3 min 20 s au général.
Benavides ouvre, s’use, et garde un espoir mince
Benavides a joué le rôle le plus coûteux : ouvrir et naviguer sans repère. C’est souvent là que la course se gagne… ou se perd. Les bonifications existent, mais elles ne gomment pas tout, surtout quand l’autre attaque au bon moment.
Daniel Sanders : la performance qui ne se lit pas au chrono
L’image la plus forte n’est pas forcément le vainqueur. Daniel Sanders a continué malgré une blessure lourde, et son étape raconte l’ADN du Dakar. Il n’est plus dans la course au titre, mais il est dans la course tout court.
Petit témoignage : sur les réseaux et les points presse, on sent souvent deux Dakar. Celui des leaders, propre et chirurgical. Et celui des blessés, où finir devient déjà un exploit.
Tableau : les quatre noms au cœur de l’étape 12
| Pilote | Catégorie | Fait marquant étape 12 | Impact au général après l’étape |
|---|---|---|---|
| Nasser Al-Attiyah | Auto | Victoire d’étape et 50e succès symbolique | Avance renforcée vers un 6e titre |
| Sébastien Loeb | Auto | Crevaisons + navigation, perte du podium | 4e, à 29 s d’Ekström |
| Ricky Brabec | Moto | Victoire après pari de départ | Leader, + 3 min 20 s |
| Daniel Sanders | Moto | Étape terminée malgré blessure | Hors course au titre, mais continue |
Ce que l’étape 12 dit du Dakar 2026
On peut raconter cette journée en quatre mots : traces, pneus, navigation, douleur.
L’ultime étape autour de Yanbu est annoncée plus courte et découpée en sections. Elle favorise la gestion, mais laisse un dernier espace au drame. Selon dakar.com, l’étape 13 se joue en deux parties, montagne puis bord de mer.
Et vous, vous voyez plutôt un dernier sursaut de Loeb… ou une étape finale verrouillée ? Dites-moi en commentaire, j’ai envie de lire vos pronostics.