La cinquième étape du Rallye Dakar 2026 a confirmé une tendance lourde. Les Ford Raptor T1+ ont imposé leur loi sur la seconde partie de l’étape marathon entre Al’Ula et Ha’il.
Triplé à l’arrivée, efficacité stratégique et maîtrise des pénalités : la marque américaine a frappé fort.
A retenir :
- Les Ford Raptor signent un triplé sur l’étape 5
- Mitch Guthrie décroche sa deuxième victoire du Dakar 2026
- Une pénalité prive Nani Roma du succès
- Henk Lategan reste leader malgré une étape difficile
- Sébastien Loeb gère et reste dans le match
Un triplé Ford au sommet de la spéciale
Sur 371 km chronométrés, la victoire revient à Mitch Guthrie, auteur de son deuxième succès d’étape sur ce Dakar. L’Américain devance Nani Roma et le pilote privé Martin Prokop, tous deux au volant d’un Raptor. Un podium révélateur d’une supériorité collective, au-delà du seul résultat brut.
Une victoire acquise après pénalité
Sur la ligne, Nani Roma avait signé le meilleur temps, avec quatre secondes d’avance. Mais une pénalité d’1’10’’ pour excès de vitesse a redistribué les cartes. Guthrie hérite de la victoire, devenant le premier pilote à doubler la mise en autos sur cette édition. Prokop, à 2’14’’, confirme la compétitivité d’un Raptor ancienne génération engagé par Orlen Jipocar.
Une domination Ford qui dépasse le podium
La force de Ford s’est aussi lue dans la profondeur du classement. Cinq Raptor dans le top 6, seule la Dacia de Lucas Moraes s’intercalant à la quatrième place. Mattias Ekström et Carlos Sainz complètent un tableau presque parfait, malgré une pénalité d’une minute pour Sainz.
Cette réussite s’explique aussi par une stratégie assumée la veille. Les Ford ont limité leur effort pour bénéficier de traces le lendemain, un avantage décisif sur une étape où la navigation a piégé les ouvreurs.
Lategan limite la casse au général
En tête du classement, Henk Lategan (Toyota) a payé son rôle d’ouvreur. Dix-septième de l’étape, à 12’43’’, le Sud-Africain conserve néanmoins la première place avec 3’17’’ d’avance sur Nasser Al-Attiyah. Une journée de survie plus que d’attaque, dans une spéciale sans traces motos et très exigeante.
Loeb prudent, mais encore en embuscade
Onzième à l’arrivée, Sébastien Loeb a choisi la gestion. Loin de jouer le coup d’éclat, le Français grappille du temps au général et remonte à la 8e place, à 17’55’’ du leader. Une approche mesurée, dictée par l’expérience.
Cap sur Riyad pour une étape charnière
La suite s’annonce décisive. Les concurrents prennent la direction de Riyad pour l’étape 6, la plus longue du rallye. 589 km de liaison, 331 km de spéciale, des dunes et une fatigue accumulée après la nuit sans assistance : un terrain idéal pour confirmer, ou renverser, la hiérarchie.