Le Dakar 2026 a démarré dimanche 4 janvier autour de Yanbu sur une note forte pour la Belgique. La première étape a vu Guillaume de Mévius s’imposer au classement auto, tandis que Fabian Lurquin, copilote de Nasser Al-Attiyah, s’est hissé à la deuxième place.
Un scénario rare qui place deux Belges au sommet de l’affiche dès le premier jour, même si l’un est pilote et l’autre navigateur.
A retenir :
- Guillaume de Mévius remporte l’étape 1 et prend la tête du général.
- Fabian Lurquin, copilote d’Al-Attiyah, signe une solide deuxième place.
- Les écarts serrés annoncent un Dakar 2026 très stratégique.
Une entrée en matière maîtrisée pour de Mévius et Baumel
Sur les 305 kilomètres chronométrés de cette première spéciale, Guillaume de Mévius a livré une prestation propre et sans erreur au volant de sa Mini X-Raid. Associé à Mathieu Baumel, de retour sur le Dakar moins d’un an après un grave accident, le Belge a surtout su éviter les pièges d’un terrain décrit par de nombreux concurrents comme un véritable enfer minéral. Dans ce type de décor, l’expérience m’a appris qu’une victoire d’étape se construit autant sur la retenue que sur la vitesse pure, et cette approche prudente explique en grande partie son succès.
Lurquin et Al-Attiyah, l’autre visage du doublé belge
Derrière le vainqueur, Nasser Al-Attiyah a pris la deuxième place à seulement quarante secondes, avec Fabian Lurquin à la navigation. Le Belge, passé par plusieurs campagnes de haut niveau sur le Dakar, a immédiatement trouvé ses marques dans ce nouvel équipage. Sa lecture du terrain et la gestion des points délicats ont permis au Qatari de rester au contact sans prendre de risques inutiles. Ce résultat installe d’emblée Lurquin dans un rôle central, celui d’un navigateur capable de peser lourd dans la course au général.
Un terrain piégeux qui a déjà redistribué les cartes
La spéciale autour de Yanbu a laissé des traces. Crevaisons, pénalités et erreurs de trajectoire ont touché plusieurs favoris. Sébastien Loeb, victime de soucis pneumatiques, a limité les dégâts en terminant dixième à un peu plus de trois minutes. Dans un rallye aussi long, cette position peut même devenir un avantage stratégique, car partir plus loin au classement permet souvent de profiter des traces laissées par les leaders dès l’étape suivante.
Étape 2 : ouvrir la route, un défi à double tranchant
En prenant la tête du général, de Mévius et Baumel s’offrent un prestige immédiat mais héritent aussi d’une mission délicate pour l’étape 2 entre Yanbu et AlUla. Ouvrir la piste signifie naviguer sans repères visuels, avec le risque permanent de perdre de précieuses secondes à la moindre hésitation. À l’inverse, l’équipage Al-Attiyah–Lurquin partira dans une configuration idéale pour attaquer tout en observant les traces. D’expérience, c’est souvent lors de ces deuxièmes journées que se dessinent les premiers vrais écarts psychologiques.
Tableau – Top 10 autos, étape 1
| Rang | Équipage | Équipe | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 | De Mévius / Baumel | Mini X-Raid | Référence |
| 2 | Al-Attiyah / Lurquin | Dacia Sandriders | +0’40’’ |
| 3 | Prokop | Ford | +1’27’’ |
| 4 | Ekström | Ford | +1’38’’ |
| 5 | Goczal | — | +1’38’’ |
| 6 | Sainz | Ford | +1’54’’ |
| 7 | Botterill | — | +2’03’’ |
| 8 | Roma | Ford | +2’37’’ |
| 9 | Guthrie | Ford | +2’50’’ |
| 10 | Loeb | Dacia Sandriders | +3’01’’ |
Ce début de rallye vous semble-t-il annoncer une vraie chance belge sur la durée, ou un simple feu d’artifice inaugural ? Votre lecture m’intéresse, partagez-la en commentaire.