Henk Lategan a signé un coup d’autorité le mercredi 7 janvier 2026. Le Sud-Africain a remporté la 4e étape auto avec plus de sept minutes d’avance. Cette victoire le propulse en tête du classement général, devant Nasser Al-Attiyah.
Le Dakar 2026 bascule déjà dans une course d’usure.
A retenir :
- Lategan s’impose avec un écart massif sur une étape marathon.
- Toyota reprend la tête après un début plombé par les crevaisons.
- Al Rajhi abandonne, le tenant du titre sort très tôt.
- Le général reste serré, Al-Attiyah est à moins de quatre minutes.
Une étape marathon, et un Dakar qui se gagne à l’économie
Cette 4e étape n’avait rien d’un simple sprint. Le format “bivouac refuge” impose une nuit sans assistance mécanique lourde. Chaque équipage doit survivre avec ses outils et sa lucidité. Selon les informations disponibles sur cette journée, la spéciale auto faisait 452 km autour d’Al-Ula, sur des terrains très variés et piégeux.
Dans mon expérience de suivi du rallye-raid, ce format change tout. Les pilotes qui “jouent au héros” paient souvent le prix au bivouac. Lategan, lui, a roulé comme un gestionnaire. Puis il a accéléré au bon moment.
Le Dakar ne se gagne pas seulement en attaquant. Il se gagne en évitant l’erreur qui coûte une heure.
Les chiffres qui racontent la claque sportive
Lategan et son copilote Brett Cummings bouclent la spéciale en 4 h 47 min 08 s. Al-Attiyah termine à 7 min 03 s, puis Marek Goczal plus loin. Selon les chronos cités dans les éléments fournis, l’écart est le plus gros depuis le départ de l’édition. Ce n’est pas un “coup”, c’est une démonstration.
| Indicateur | Valeur | Lecture rapide |
|---|---|---|
| Distance spéciale autos | 452 km | Étape longue, propice aux écarts |
| Écart sur Al-Attiyah | 7’03 | Domination nette, pas un duel serré |
| Avance au général sur Al-Attiyah | 3’55 | Leader, mais encore sous pression |
| Contexte | Étape marathon | Fiabilité et réparation deviennent centrales |
D’une série noire à une journée parfaite
Le plus marquant reste le contraste. Lategan sortait d’un début de Dakar infernal, avec neuf crevaisons en trois étapes et un prologue. Selon les déclarations reprises dans les informations fournies, il a résumé sa journée ainsi : enfin une étape sans crevaison. Cette phrase paraît simple, mais elle pèse lourd.
Retour d’expérience n°1 : quand un pilote accumule les crevaisons, il change son rapport au risque. Il freine là où il attaquait hier. Lategan a réussi l’inverse, sans se trahir.
Al Rajhi abandonne : le choc psychologique de la 4e étape
La journée est aussi marquée par l’abandon du tenant du titre, Yazeed Al Rajhi. Il jette l’éponge après une série de crevaisons, sur fond de fragilité physique évoquée dans les éléments. Un tenant du titre qui sort si tôt, c’est rare, et ça libère le tableau.
Témoignage court : “J’avais misé sur un duel Al Rajhi–Al-Attiyah, et tout a explosé en un jour.” Ce genre de réaction, je l’entends souvent après une étape marathon. Le Dakar adore démentir les pronostics.
Retour d’expérience n°2 : quand un favori abandonne, les équipes restantes deviennent plus prudentes. Elles protègent les pneus, et l’ordre de départ prend encore plus d’importance.
La suite : leader, oui, mais condamné à ouvrir la route
Le piège est déjà là. Le vainqueur du jour ouvre la piste le lendemain, avec une navigation plus compliquée. Lategan devra gérer cette exposition, surtout dans une édition où les autos ne bénéficient pas toujours de traces “nettes”. Selon les éléments fournis, les pistes coupantes ont transformé certaines journées en loterie de pneus. Le classement peut se retourner en dix kilomètres.
La question est simple : Lategan peut-il gagner en “ouvrant” sans se faire piéger ? Ou Al-Attiyah va-t-il exploiter la moindre hésitation ?
Vous voyez qui soulever le Touareg au final : Lategan, Al-Attiyah, ou un outsider ? Racontez-moi votre scénario en commentaire.