Dakar 2026 : cap sur l’étape marathon avec le parcours exigeant de la 4e étape

By Erwan Steroz

Le Rallye Dakar 2026 entre dans une autre dimension ce mercredi 7 janvier. Avec le départ de la 4e étape, la course bascule dans son premier marathon, un moment charnière où la vitesse brute s’efface devant l’endurance, la mécanique et la lucidité.

Dans les paysages spectaculaires d’Al Ula, les concurrents affrontent l’essence même du Dakar : deux jours en autonomie, sans assistance, face à un désert aussi magnifique qu’impitoyable.

A retenir :

  • Étape marathon sans assistance sur deux jours
  • Parcours exigeant autour d’Al Ula
  • Gestion mécanique aussi cruciale que la vitesse
  • Un tournant stratégique pour le classement général

Une étape marathon au cœur de l’ADN du Dakar

L’étape marathon reste l’un des symboles forts du Rallye Dakar. Ici, pas de camions d’assistance ni de mécaniciens au bivouac. Après plus de 450 km de spéciale, les équipages rejoignent un campement isolé où seules l’entraide entre concurrents et leurs compétences personnelles comptent.

Cette contrainte change tout. Un souci mécanique mineur peut devenir rédhibitoire, une crevaison mal placée peut coûter des heures. La stratégie prime autant que la performance pure.

Des distances différenciées selon les catégories

Pour optimiser la sécurité et le rythme de course, l’organisation a séparé les tracés.
Les motos et quads affrontent 417 km de spéciale, quand les autos doivent couvrir 451 km chronométrés. Deux bivouacs distincts, proches géographiquement, accueillent les concurrents dans des conditions volontairement spartiates.

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Cette organisation illustre la philosophie assumée du directeur de course : maintenir une difficulté élevée jusqu’au bout, sans jamais rompre l’équilibre sportif.

Al Ula, un décor somptueux mais piégeux

La région d’Al Ula offre un cadre spectaculaire. Montagnes de grès, canyons étroits, pistes sablonneuses et zones très caillouteuses se succèdent. La navigation y est délicate, les repères visuels rares, et les pneus mis à rude épreuve.

L’étape précédente l’a rappelé brutalement. Plusieurs favoris ont perdu un temps considérable à cause de crevaisons répétées. Dans un marathon, ce type d’incident peut ruiner un Dakar.

« Le marathon, c’est le moment où le Dakar vous rappelle qui commande. »

Motos : prudence maximale pour Daniel Sanders

Chez les deux-roues, Daniel Sanders aborde cette étape clé en leader. Déjà vainqueur de deux spéciales, l’Australien sait que ne pas ouvrir la piste représente un avantage décisif sur ce type de terrain.

Derrière lui, Tosha Schareina s’affirme comme un rival direct. Vainqueur de l’étape 3, l’Espagnol devra composer avec un départ en tête et une gestion fine de sa machine pour rester dans le match.

Autos : un test grandeur nature pour les leaders

Côté voitures, l’étape marathon peut totalement redistribuer les cartes. Ouvrir la route sur des pistes vierges complique la navigation et augmente les risques. Dans un classement encore très serré, chaque minute perdue peut coûter plusieurs places.

La fiabilité des véhicules devient alors l’arme numéro un. Les équipes les mieux préparées mécaniquement peuvent faire la différence avant la journée de repos.

Une course pensée pour l’endurance

Avec près de 8 000 km au total, dont deux séquences marathon, le Dakar 2026 confirme son orientation : tester les hommes et les machines sur la durée. Ici, la régularité vaut parfois mieux qu’un coup d’éclat.

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La seconde partie du marathon, prévue le lendemain vers Hail, s’annonce plus rapide mais tout aussi piégeuse. Après une nuit courte dans le désert, la fatigue pèsera lourd dans les décisions.

Un Dakar encore très ouvert

Cette 4e étape marque un tournant, mais rien n’est encore figé. Une erreur de navigation, un problème mécanique ou une mauvaise gestion peuvent bouleverser la hiérarchie. Le Dakar reste fidèle à sa légende : imprévisible, exigeant, sans pitié pour l’approximation.

Le désert d’Al Ula a lancé le message. Survivre est déjà une victoire.

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