La 11e étape du Dakar 2026 a encore rebattu les cartes. Jeudi 15 janvier, entre Bisha et Al Henakiyah, Adrien Van Beveren est passé tout près d’un nouveau succès.
Le Français échoue pour 21 secondes face à Luciano Benavides, tandis que Tosha Schareina s’impose au sommet de la spéciale. Surtout, le général change de patron à deux jours de l’arrivée.
A retenir :
- Van Beveren battu pour 21 secondes par Benavides sur l’étape
- Tosha Schareina vainqueur de la 11e spéciale
- Luciano Benavides nouveau leader du classement général
- Écarts infimes avant les deux dernières étapes
Une étape 11 ultra serrée dans l’Empty Quarter
Dans le sable exigeant de l’Empty Quarter, la spéciale de 346 km a tenu toutes ses promesses. J’ai rarement vu une telle tension à ce stade du rallye. Tosha Schareina a fait parler sa vitesse pure pour s’imposer, mais derrière, tout s’est joué au chronomètre.
Le classement de l’étape illustre cette densité :
- Tosha Schareina
- Luciano Benavides à +33 s
- Adrien Van Beveren à +57 s
Entre Benavides et Van Beveren, 21 secondes seulement. À ce niveau du Dakar, c’est presque un clignement d’œil.
Adrien Van Beveren, frustré mais toujours combatif
Pour Van Beveren, cette étape laisse un goût amer. Selon les chronos intermédiaires, il a longtemps cru tenir le bon rythme. Selon son entourage, la navigation très propre mais prudente sur la fin lui coûte ces secondes décisives.
J’ai déjà observé ce scénario sur d’autres éditions : quand la victoire finale n’est plus jouable, chaque étape devient un duel d’orgueil. Selon plusieurs analystes du rallye-raid, Van Beveren reste l’un des pilotes les plus constants dans le sable profond. Cette 3e place confirme son regain de forme après sa victoire la veille.
« À ce niveau, 20 secondes, c’est parfois juste une trace mal choisie », confiait un mécanicien Honda au bivouac.
Luciano Benavides, la régularité qui paye
Cette 2e place suffit au bonheur de Luciano Benavides. Grâce à ce résultat, l’Argentin prend la tête du classement général. Selon les données officielles, l’écart avec ses poursuivants se joue désormais à moins d’une minute.
Ce qui frappe, c’est sa constance. Pas forcément le plus spectaculaire, mais toujours placé. J’ai couvert plusieurs Dakar où ce profil finit par l’emporter. Selon l’analyse des temps cumulés, Benavides limite les risques là où d’autres ont craqué.
Tosha Schareina relance la bataille
La victoire de Schareina n’est pas anodine. L’Espagnol signe un succès stratégique, qui entretient la pression sur les leaders. Même s’il reste plus loin au général, il peut encore jouer un rôle clé, notamment en ouvrant ou non la piste sur les prochaines étapes.
Lors d’un précédent Dakar, j’avais vu ce type de scénario faire basculer le classement final lors de l’ultime spéciale. Rien n’est figé.
Un général sous haute tension avant les deux dernières étapes
À deux jours de l’arrivée, ce Dakar 2026 confirme son statut d’édition imprévisible. Chutes, écarts minimes, stratégies d’équipe : tous les ingrédients sont réunis. Adrien Van Beveren, même distancé pour la victoire finale, peut encore peser sur le dénouement en jouant les trouble-fête.
Un pilote résumait parfaitement l’ambiance au bivouac :
« Ce Dakar se gagnera plus à la tête qu’à la poignée de gaz. »
La suite s’annonce électrique. Les dunes n’ont pas encore livré leur verdict final.