Dakar 2026 : 180 km sans direction assistée, Sébastien Loeb décroché au général

By Erwan Steroz

La neuvième étape du Rallye Dakar 2026 a brutalement rebattu les cartes. En plein désert saoudien, Sébastien Loeb a vu ses ambitions de victoire s’effondrer après une défaillance mécanique majeure.

Contraint de parcourir 180 kilomètres sans direction assistée, le pilote alsacien a perdu plus de vingt minutes et glissé loin au classement général.

A retenir :

  • Loeb a roulé 180 km sans direction assistée, dans des conditions extrêmes.
  • La perte dépasse 20 minutes sur les leaders.
  • Il reste sixième au général, mais très loin désormais.
  • La réparation au bivouac refuge conditionne la suite de son Dakar.

Classement général : Loeb décroché, la course relancée

Cette défaillance change totalement la hiérarchie. Loeb reste sixième, mais accuse désormais plus de 21 minutes de retard sur le nouveau leader, Nani Roma.

Le haut du classement se resserre, avec plusieurs prétendants en moins de deux minutes.
La victoire finale reste ouverte, mais elle semble désormais hors de portée pour Loeb, sauf scénario totalement fou.

PositionPiloteÉquipeÉcart
1Nani RomaFord M-Sport—
2Carlos SainzFord M-Sport+0’57’’
3Nasser Al-AttiyahDacia+1’10’’
6Sébastien LoebDacia+21’06’’

Une étape marathon qui vire au cauchemar mécanique

Tout avait pourtant bien commencé. Sur cette étape marathon entre Wadi ad-Dawasir et un bivouac refuge, Loeb affichait un rythme solide. Les chronos intermédiaires étaient encourageants. Selon les observations de terrain, il revenait même sur plusieurs favoris gênés par la navigation.

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Mais à 180 kilomètres de l’arrivée, la direction assistée du Dacia Sandrider lâche. Le reste devient un combat physique.
Tenir le volant dans les dunes, sans assistance, relève presque de l’impossible.

« On a fait les 180 derniers kilomètres sans direction assistée, c’était l’enfer. J’ai mal partout. »

Selon les retours recueillis à l’arrivée, le pilote a enchaîné les figures incontrôlées, multiplié les demi-tours et lutté pour simplement rester en mouvement.

Un effort physique hors normes dans le désert

Piloter un prototype de plus de deux tonnes sans direction assistée est un supplice. Les bras, les poignets et les épaules encaissent tout. Selon plusieurs spécialistes du rallye-raid, très peu de pilotes auraient tenu jusqu’au bout dans ces conditions.

Son copilote Édouard Boulanger souligne l’exploit humain plus que le résultat brut.
Perdre “seulement” vingt minutes dans un tel contexte tient presque du miracle.

Selon les analyses techniques publiées après l’étape, la perte de liquide de direction assistée serait liée à une fuite importante, possiblement une durite arrachée ou une crémaillère endommagée.

Le bivouac refuge, dernier espoir pour continuer

Le timing est cruel. Cette étape marque la première partie du marathon, sans assistance directe des équipes. Les pilotes doivent se débrouiller seuls, avec l’aide limitée des camions d’assistance.

La réparation est donc incertaine.
Sans direction assistée fonctionnelle, la suite du Dakar serait tout simplement impossible.

Selon les informations internes à l’équipe, l’espoir repose sur l’expérience mécanique de certains membres présents au bivouac, capables d’improviser avec les moyens du bord.

Dacia Sandriders : une faiblesse qui interroge

Ce souci de direction assistée n’est pas un cas isolé. D’autres pilotes Dacia ont connu des alertes similaires sur les étapes précédentes.
La fiabilité reste le point noir du projet, malgré les nombreuses évolutions annoncées pour cette édition.

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Selon les données techniques disponibles, le Sandrider a gagné en performance pure, mais le désert saoudien continue de révéler ses limites dans la durée.

Quatre étapes pour sauver l’honneur

Il reste encore quatre étapes avant l’arrivée finale.
La prochaine, longue et très sableuse, sera décisive pour savoir si Loeb peut au moins viser une victoire d’étape ou un top 5.

Selon les mots de son copilote, « tout peut encore se passer sur le Dakar ».
Mais cette neuvième étape laisse une trace profonde, physique comme mentale.

Et vous, pensez-vous que Loeb peut encore créer la surprise sur ce Dakar 2026 ? Donnez votre avis en commentaire.

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