Dakar 2026 : 17e du prologue, Sébastien Loeb gêné par la poussière et lucide à l’arrivée

By Erwan Steroz

Le Dakar 2026 a réellement démarré samedi 3 janvier autour de Yanbu, en Arabie saoudite. Sur un prologue de 22 kilomètres, court mais déjà révélateur, Sébastien Loeb a dû se contenter d’une 17e place. Un résultat frustrant, largement influencé par la poussière soulevée par un concurrent victime d’une crevaison.

À l’arrivée, le pilote Dacia a livré une analyse calme et sans faux-semblants, fidèle à son expérience du rallye-raid.

À retenir :

  • Sébastien Loeb termine 17e du prologue, gêné par la poussière d’un concurrent.
  • L’écart reste limité et le classement ne reflète pas le potentiel réel.
  • Le prologue conditionne l’ordre de départ, élément clé de la stratégie.
  • Ford et Mattias Ekström envoient un signal fort dès l’ouverture.

Un prologue piégeux dès les premiers kilomètres

Le tracé de Yanbu n’avait rien d’anodin. Alternant pistes rapides, sable et portions plus techniques, ce prologue a immédiatement mis les équipages sous pression. Parti deux minutes derrière Henk Lategan, Loeb s’est retrouvé rapidement englué dans un épais nuage de poussière après la crevaison du Sud-Africain. La visibilité quasi nulle l’a contraint à lever le pied, notamment sur la fin de la spéciale, au moment où chaque seconde comptait.

À l’arrivée, le constat est limpide. Loeb explique avoir fait le maximum sans prendre de risques inutiles, conscient qu’un prologue ne se gagne pas au détriment de la suite du rallye. Une lecture froide mais réaliste, dans une épreuve où la précipitation se paie souvent cash.

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17e place : un classement trompeur mais stratégique

Sur le papier, la 17e place peut surprendre pour un pilote de ce calibre. Dans les faits, l’écart reste limité : 34 secondes seulement séparent Loeb du vainqueur. Ce prologue ne compte pas pour le classement général, mais il conditionne l’ordre de départ de la première grande étape. Et c’est là que le résultat prend tout son sens.

En s’élançant autour de la 20e position lors de l’étape 1, Loeb évite le piège d’ouvrir la piste tout en limitant le risque de se retrouver coincé derrière des voitures plus lentes. Un compromis imparfait, mais souvent préférable dans le sable saoudien.

Ford frappe fort, Ekström donne le ton

Devant, Mattias Ekström a parfaitement maîtrisé l’exercice. Le Suédois a signé le meilleur temps au volant de son Ford Raptor T1+, confirmant les ambitions affichées par Ford dès l’ouverture de cette 48e édition du Rallye Dakar 2026. Son choix stratégique de position de départ pour la suite illustre l’importance tactique de ce prologue, souvent sous-estimé par le grand public.

Derrière lui, les principaux favoris restent groupés en quelques secondes. La hiérarchie est loin d’être figée, mais le message est clair : la concurrence sera féroce, et la moindre erreur coûtera cher.

Une Dacia Sandrider plus fiable, mais encore à éprouver

Côté technique, Loeb peut néanmoins se montrer rassuré. Le Dacia Sandrider version 2026 a franchi ce premier test sans le moindre souci mécanique. Fiabilité, refroidissement et confort figurent parmi les axes d’amélioration majeurs par rapport à l’an dernier. Le pilote l’a confirmé : les sensations étaient bonnes, et la voiture répondait exactement comme attendu.

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Ce prologue valide donc une base saine. Reste désormais à confirmer sur la durée, avec des spéciales bien plus longues et des conditions de course autrement plus exigeantes.

La lucidité d’un favori toujours en quête du Dakar

À 51 ans, Loeb aborde ce Dakar avec une approche presque chirurgicale. Pas de panique, pas d’excuse excessive. Juste un constat : la poussière a coûté du temps, mais le rallye ne fait que commencer. Son expérience lui rappelle que la victoire se construit sur deux semaines, pas sur 22 kilomètres.

Son nouvel équipage avec Édouard Boulanger, déjà victorieux au Rallye du Maroc, offre une vraie garantie de sérénité et de méthode. Un duo taillé pour la gestion des moments clés, plus que pour les coups d’éclat précoces.

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