Dakar 2026 (12e étape) : Brabec réussit son coup de poker, Van Beveren termine fort mais hors du top 5

By Erwan Steroz

L’avant-dernière spéciale du Dakar 2026 a résumé tout ce que le rallye-raid moderne sait produire de plus cruel et de plus brillant. Sur 311 kilomètres chronométrés entre Al-Henakiyah et Yanbu, la tactique a pesé aussi lourd que la vitesse pure.

Ricky Brabec a assumé un pari risqué, parfaitement exécuté, pendant qu’Adrien Van Beveren confirmait sa montée en puissance sans pouvoir influer sur la lutte pour la victoire finale.

A retenir :

  • Brabec reprend la tête du général grâce à une stratégie mûrement calculée
  • Honda HRC impose sa force collective face à un Benavides isolé
  • Van Beveren retrouve son meilleur niveau, mais reste bloqué hors du top 5
  • Le podium est quasiment figé avant une dernière étape courte mais piégeuse

Le pari stratégique gagnant de Ricky Brabec

Sur le Dakar, ouvrir la piste est souvent une punition. Brabec l’a parfaitement intégré. La veille, il accepte volontairement de lâcher la tête du général pour s’élancer derrière Luciano Benavides. Une décision contre-intuitive, mais terriblement efficace.

Selon Le Figaro, ce choix lui permet d’exploiter les traces dans le sable et d’éviter les pièges de navigation. Selon Enduro21, l’Américain reconnaît lui-même l’incertitude de ce genre de manœuvre, où chaque seconde se paie cash.

Sur l’étape 12, l’exécution est chirurgicale. Parti sixième, Brabec remonte méthodiquement, maintient la pression après le ravitaillement et assène le coup final dans les derniers kilomètres. Résultat : 3’43’’ d’avance à l’arrivée, malgré les bonifications accordées à son rival.

A lire également :  Handball : PSG écrase Chartres (40-20), Nantes domine Chambéry (42-32)

Un duel Brabec–Benavides révélateur du Dakar moderne

Cette confrontation dépasse le simple face-à-face entre deux pilotes. Elle oppose deux contextes. D’un côté, l’armada Monster Energy Honda HRC, capable de jouer collectif. De l’autre, un Benavides esseulé chez Red Bull KTM Factory Racing, privé de soutien tactique depuis la chute de Daniel Sanders.

Selon Moto-Station, Honda a parfaitement verrouillé la course lors des étapes clés, utilisant l’ordre de départ et les bonifications comme de véritables armes sportives. Cette maîtrise stratégique explique en grande partie l’avance actuelle de Brabec au général.

À la veille de l’ultime spéciale, l’Américain compte 3’20’’ d’avance. Un matelas suffisant, mais jamais totalement rassurant sur le Dakar.

Adrien Van Beveren, une seconde semaine pour sauver l’honneur

Le Dakar 2026 de Van Beveren s’est joué en deux actes. Une première semaine cauchemardesque, puis une remontée patiente et convaincante. Fidèle à son style, le Nordiste a fait parler son expérience dans le sable.

Selon Sports.fr, sa victoire sur l’étape 10 a agi comme un déclic mental. Depuis, le Français roule libéré. Sur cette 12e étape, il adopte une posture pragmatique, sans s’immiscer dans la lutte Brabec-Benavides, mais sans lever le pied non plus.

Quatrième à l’arrivée, Van Beveren confirme sa forme retrouvée. Au général, il reste sixième, à plus d’une heure du leader. Le top 5 demeure mathématiquement accessible, mais le podium s’est envolé trop tôt.

Un podium moto presque figé avant Yanbu

Derrière le duo de tête, Tosha Schareina sécurise tranquillement sa troisième place. Régulier, rapide, l’Espagnol s’est installé dans une zone de confort qui ne laisse que peu de place au suspense.

A lire également :  Pourquoi le hockey est-il si physique ?

L’image forte du jour reste toutefois celle de Daniel Sanders. Blessé, diminué, mais toujours en course. Selon CycleNews, l’Australien incarne cette part d’obstination qui fait l’ADN du Dakar, même quand le classement n’est plus l’objectif principal.

Une dernière étape courte, mais sans droit à l’erreur

Avec seulement 105 kilomètres chronométrés, la 13e et dernière étape autour de Yanbu pourrait sembler anodine. C’est un piège classique. Navigation rapide, gravette, fatigue accumulée : tout peut encore basculer.

Selon Le Figaro, Brabec devra surtout gérer son avance et éviter la faute. Une remontée spectaculaire reste théoriquement possible, mais peu probable sur un tracé aussi court.

Une édition 2026 marquée par la tactique et la profondeur de jeu

Ce Dakar 2026 aura multiplié les scénarios. Cinq leaders différents, des stratégies d’équipe assumées, et une hiérarchie qui s’est dessinée sur la durée plutôt que sur un coup d’éclat.

Selon CycleNews, Honda confirme son retour au sommet par la méthode et la constance. Selon Le Figaro, KTM reste une référence historique, mais paye cher les aléas physiques et l’isolement tactique.

La dernière étape dira si le coup de poker de Brabec était le bon jusqu’au bout. Une chose est sûre : le Dakar ne pardonne jamais l’excès de confiance.

Laisser un commentaire