Le pôle d’excellence en ingénierie maritime de l’École Centrale de Nantes regroupe enseignement, recherche et partenariats industriels pour des défis concrets. Il cible la construction navale, l’océanographie appliquée, l’hydrodynamique et les solutions bas carbone pour le transport maritime.
Les nouveaux parcours combinent modules courts, apprentissage et travaux pratiques sur plateformes expérimentales et bancs d’essais. Les points essentiels suivent et conduisent directement vers la section A retenir :
A retenir :
- Compétences pratiques en énergies marines renouvelables et maintenance offshore
- Maîtrise des systèmes de propulsion vélique et optimisation hydrodynamique
- Insertion professionnelle via apprentissage et projets industriels locaux
- Compétences en robotique sous-marine et systèmes embarqués pour opérations offshore
Partant de ces objectifs, le pôle d’excellence de l’École Centrale de Nantes structure des parcours en ingénierie maritime et en construction navale adaptés aux besoins industriels, avec modules pratiques et ces parcours modulaires débouchent sur des filières en apprentissage.
Ce volet met l’accent sur la propulsion vélique et l’hydrodynamique appliquée.
La formation courte en propulsion vélique s’organise autour de quinze jours intensifs répartis en trois modules techniques. Les enseignements couvrent conception, intégration des dispositifs et analyse économique pour faciliter l’adoption par les armateurs. Selon le Cluster Maritime Français, la réduction des consommations reste une priorité forte pour le secteur maritime.
Programme
Durée
Mode
Objectif
Propulsion vélique
15 jours
Formation continue
Réduction de la consommation
Génie océanique apprentissage
3 ans
Alternance
Insertion professionnelle
Parcours Référent EMR
8 modules
Formation continue
Compétences offshore
Modules WEAMEC
Environ 20 modules
Formation continue
Spécialisation EMR
« J’ai suivi la formation de propulsion vélique, elle m’a permis d’intégrer des solutions concrètes en chantier »
Marc N.
Ce second axe détaille l’intégration dans la construction navale et les essais hydrodynamiques en bassin.
Les chantiers et bureaux d’études disposent désormais de méthodes pour valider les voiles rigides par essais et simulations. Des campagnes en bassin, des maquettes et du calcul CFD permettent d’affiner l’hydrodynamique et d’optimiser la performance des architectures navales. Cet ensemble prépare logiquement le passage vers des formations longues en apprentissage et insertion industrielle.
Suite à ces cursus courts, la nouvelle formation d’ingénieur par apprentissage en génie océanique couvre océanographie, robotique sous-marine et systèmes embarqués, pour des compétences opérationnelles favorisant l’engagement industriel.
Ce parcours en apprentissage articule périodes en entreprise et enseignements spécialisés en EMR.
La formation en alternance s’étale sur trois ans, avec des périodes régulières en entreprise pour montée en compétences pratique. Selon Centrale Nantes, l’objectif est de former des ingénieurs immédiatement opérationnels pour les industriels du secteur offshore. Le partenariat avec le CFA ITII Pays de la Loire structure le calendrier et les missions en entreprise.
Compétences visées :
- Conception d’infrastructures offshore
- Exploitation des énergies marines renouvelables
- Maintenance des installations flottantes
- Conformité réglementaire et évaluation environnementale
Ce volet pratique s’appuie sur projets industriels et laboratoires de recherche appliquée.
Les étudiants mènent des projets réels avec des partenaires industriels pour valider des prototypes et procédures opérationnelles. Selon WEAMEC, la demande en ingénierie offshore devrait fortement croître d’ici 2030, surtout pour l’éolien flottant. Cette immersion professionnelle accroît l’employabilité et facilite l’insertion directe dans les équipes industrielles.
« En alternance, j’ai rejoint un bureau d’études en EMR et travaillé sur un parc éolien flottant »
Sophie N.
Ces profils techniques alimentent ensuite les initiatives collectives et les réseaux d’innovation dédiés à la décarbonation maritime. L’articulation entre formation et recherche favorise le recours aux solutions pratiques et mesurables en mer.
Par conséquent, la recherche et l’innovation collective se structurent autour de clusters comme CARGO pour piloter la décarbonation maritime, l’intégration d’EMR et la robotique sous-marine au service des opérateurs.
Ce réseau vise à optimiser les performances énergétiques des navires et à développer carburants alternatifs.
Le cluster CARGO fédère entreprises, laboratoires et écoles pour concevoir solutions concrètes de décarbonation et d’efficacité énergétique. Selon le Cluster CARGO, l’intégration d’énergies renouvelables et l’usage d’hydrogène figurent parmi les priorités technologiques actuelles. Selon l’Organisation maritime internationale, l’objectif consiste en une réduction substantielle des émissions du transport maritime d’ici 2050.
Focus
Exemples
Impact attendu
Optimisation énergétique
Design coque, gestion routage
Réduction consommation et émissions
Intégration EMR
Voiles, systèmes hybrides
Diminution dépendance fossile
Carburants alternatifs
Hydrogène, ammoniaque
Réduction CO₂ à l’échelle flotte
Systèmes numériques
Capteurs, systèmes embarqués
Maintenance prédictive et sécurité
« Les collaborations entre écoles et entreprises accélèrent l’innovation »
Paul N.
Ce champ mobilise océanographie, hydrodynamique et systèmes embarqués pour produire prototypes et essais opérationnels.
Les laboratoires de Centrale Nantes développent capteurs, algorithmes et plateformes de test pour améliorer la résilience des systèmes embarqués. La robotique sous-marine permet des inspections et interventions autonomes, réduisant coûts et interruptions opérationnelles pour les infrastructures offshore. Ces travaux nourrissent la pédagogie et renforcent le lien entre recherche, formation et industrie.
« La propulsion vélique représente une piste crédible pour réduire les émissions en navigation commerciale »
Anne N.