La 11ᵉ étape du Dakar 2026, disputée ce jeudi 15 janvier entre Bisha et Al Henakiyah, s’est imposée comme un tournant majeur. Longue de 882 kilomètres, dont 346 chronométrés, elle a concentré tout ce que le rallye-raid sait produire de pièges, d’incertitudes et de choix stratégiques lourds de conséquences.
À trois jours de l’arrivée à Yanbu, la moindre erreur pouvait coûter un podium, voire la victoire.
A retenir :
- Une étape courte mais techniquement redoutable
- Des favoris piégés dès la mi-journée
- Al-Attiyah en gestion, Loeb à l’attaque
- Un classement général fragilisé à la veille de l’étape 12
Un parcours piégeux entre Bisha et Al Henakiyah
Sur le papier, cette étape 11 semblait plus clémente que les marathons précédents. Dans les faits, le tracé a multiplié les difficultés. Croisements, bifurcations mal lisibles et navigation exigeante ont rapidement fait la différence.
Selon AutoHebdo, plusieurs équipages ont perdu de longues minutes dès les premiers kilomètres. J’ai souvent constaté sur le Dakar que ce type d’étape, faussement « simple », est l’un des plus grands dangers pour les leaders.
Classement général avant le départ : des écarts encore ouverts
Avant le départ, Nasser Al-Attiyah occupait la tête avec une avance de 12 minutes. Une marge confortable, mais encore loin d’être définitive à ce stade de la course.
| Position | Équipage | Voiture | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Al-Attiyah / Lurquin | Dacia Sandriders | Leader |
| 2 | Lategan / Cummings | Toyota | +12’00 |
| 3 | Roma / Haro | Ford | +12’50 |
| 4 | Loeb / Boulanger | Dacia Sandriders | +23’04 |
| 5 | Serradori / Minaudier | Century | +33’42 |
Selon Ouest-France, le trio de tête restait sous pression directe, avec encore trois étapes capables de redistribuer les cartes.
Étape 11 : le scénario bascule en cours de journée
Dès la mi-journée, le classement provisoire a pris une tournure inattendue. Mattias Ekström menait la spéciale pour Ford, pendant que Henk Lategan se retrouvait immobilisé plus de 30 minutes au kilomètre 140.
Selon Le Mag Sport Auto, cet arrêt a quasiment anéanti ses chances de victoire finale. Dans ce type de situation, j’ai souvent vu des leaders perdre bien plus qu’une étape : ils perdent la dynamique mentale.
Loeb attaque, Al-Attiyah temporise
Dans ce chaos relatif, Sébastien Loeb a su tirer son épingle du jeu. Régulier, précis, il est remonté au classement provisoire de l’étape, confirmant son regain de forme observé la veille.
À l’inverse, Al-Attiyah a assumé une stratégie prudente. Selon les données intermédiaires, le Qatari a accepté de concéder quelques minutes pour sécuriser sa position. Une approche classique, que j’ai souvent observée chez les vainqueurs aguerris du Dakar.
« Sur le Dakar, gagner une étape ne vaut rien si l’on perd le général. »
Une étape charnière avant Yanbu
Avec l’étape 12 entre Al Henakiyah et Yanbu (718 km) encore à disputer, cette 11ᵉ journée a clairement redessiné les rapports de force. Pour Al-Attiyah, il s’agit désormais d’éviter le piège de trop. Pour Loeb, chaque seconde grappillée devient essentielle pour espérer un podium.
Selon Ouest-France, l’étape 12 sera la dernière véritable opportunité de bouleversement avant une arrivée finale très courte. L’expérience montre que rien n’est jamais totalement joué sur le Dakar.
Note : les résultats définitifs de l’étape 11 n’étaient pas encore officialisés au moment de la rédaction. Les classements présentés reposent sur les données intermédiaires et le classement général après l’étape 10.