Le Rallye Dakar 2026 a livré l’un de ses scénarios les plus serrés en catégorie moto. Grâce à une deuxième victoire consécutive, l’Argentin Luciano Benavides a brièvement pris la tête du classement général.
Son avance ? Dix secondes, à peine, sur son coéquipier Daniel Sanders. Un écart infime qui résume la tension de cette édition.
A retenir :
- Benavides signe deux victoires d’affilée sur les étapes 7 et 8.
- Le général se joue à dix secondes après l’étape 8.
- KTM place deux pilotes aux deux premières places.
- La hiérarchie reste instable avant la suite du rallye.
Un classement général moto sous haute tension
À l’issue de l’étape 8, le général bascule. Benavides prend la tête, mais l’écart est microscopique. Derrière, les Honda restent en embuscade, prêtes à profiter de la moindre erreur.
| Position | Pilote | Équipe | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Luciano Benavides | KTM | — |
| 2 | Daniel Sanders | KTM | +10 s |
| 3 | Ricky Brabec | Honda | +4’47’’ |
| 4 | Tosha Schareina | Honda | — |
| 5 | Skyler Howes | Honda | — |
Une étape 8 maîtrisée de bout en bout
Le 11 janvier 2026, sur la plus longue spéciale du rallye, Luciano Benavides a frappé fort. 483 kilomètres chronométrés, bouclés en solitaire autour de Wadi ad-Dawasir. 4 h 26 min 39 s, sans erreur de navigation, malgré l’ouverture de piste.
Selon les données officielles du Dakar, cette victoire lui permet de récupérer l’intégralité des bonifications. Selon Enduro Magazine, c’est surtout la régularité de son rythme qui a fait la différence. Selon Eurosport, ouvrir la piste sur une telle distance reste un handicap majeur, rarement transformé en avantage.
« Ouvrir la piste et gagner sur une spéciale aussi longue, c’est un vrai tour de force », souligne un membre du paddock KTM.
Le retournement de l’étape marathon
La suite a rappelé la brutalité du Dakar. Lors de l’étape 9, dite marathon, Benavides connaît une navigation délicate dans les dunes. Résultat : 7ᵉ temps de l’étape et recul à la 3ᵉ place du général.
Daniel Sanders reprend brièvement le pouvoir, pendant que Tosha Schareina s’impose et s’affirme comme un challenger crédible pour la victoire finale. J’ai déjà observé ce scénario sur d’autres éditions : une journée suffit à inverser totalement la dynamique.
Benavides, l’outsider devenu menace sérieuse
Au départ, Benavides n’était pas le favori annoncé. La saison 2025 avait surtout mis en lumière Sanders et Schareina. Pourtant, ouvrir la piste et gagner deux fois de suite change le regard du paddock.
Selon les observateurs du rallye, cette performance démontre une lecture du terrain exceptionnelle. Selon les analyses techniques, son pilotage fluide limite la fatigue sur les longues spéciales. Selon les classements officiels, il reste à moins d’une minute des leaders, malgré sa chute au général.
Un mécanicien confiait au bivouac : « Luciano ne force jamais inutilement. Il construit son Dakar étape par étape. »
Les autres forces en présence
Le clan KTM impressionne par sa densité. Mais Honda reste menaçant avec plusieurs pilotes réguliers dans le top 5. Côté français, Adrien Van Beveren revient progressivement dans le rythme, avec une 5ᵉ place sur l’étape 8 et une 7ᵉ position au général.
La suite s’annonce ouverte. Les écarts sont minimes, la fatigue s’accumule, et la navigation va redevenir décisive.