Dakar 2026 : Toyota signe un quintuplé sur l’étape 2, Al-Attiyah prend la tête pour 7 secondes

By Loïc Aodvel

L’étape 2 du Rallye Dakar 2026, disputée le 5 janvier entre Yanbu et AlUla, restera comme l’un des temps forts de cette édition.

Sur 400 kilomètres chronométrés, Toyota a réalisé un quintuplé historique, tandis que Nasser Al-Attiyah s’est emparé de la tête du général… pour seulement sept secondes.

À retenir :

  • Toyota place cinq Hilux aux cinq premières places de l’étape
  • Seth Quintero remporte l’étape malgré un incident
  • Al-Attiyah devient leader du général pour 7 secondes
  • Écarts infimes avant une étape 3 déjà décisive

Un quintuplé Toyota qui entre dans l’histoire du Dakar

Toyota a frappé un grand coup en signant un exploit rarissime : cinq voitures aux cinq premières places. Une démonstration collective qui illustre la profondeur de l’armada engagée par Toyota Gazoo Racing et son partenaire Overdrive.

Le classement de l’étape parle de lui-même :
Seth Quintero s’impose devant Henk Lategan, Yazeed Al-Rajhi, Toby Price et João Ferreira. Un scénario devenu presque irréel dans un Dakar moderne, tant la concurrence est dense.

Selon les statistiques officielles, il s’agit seulement du troisième quintuplé de l’histoire récente du Dakar, le précédent remontant à 2007. Selon plusieurs observateurs du paddock, une telle performance nécessite à la fois une fiabilité mécanique totale, une lecture parfaite du terrain et une stratégie collective maîtrisée.

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Seth Quintero, une victoire sous contrôle malgré les pièges

À seulement 23 ans, Seth Quintero confirme qu’il n’est plus seulement un espoir, mais un prétendant crédible. Malgré un accrochage qui endommage son pare-brise et réduit fortement sa visibilité, l’Américain garde la tête froide.

Selon ses propres mots, il n’a pas attaqué à 100 % dès le départ, préférant préserver les pneus sur un terrain extrêmement rocailleux. Une approche qui s’est révélée payante, là où plusieurs concurrents ont perdu gros.

« Nous n’avons pas roulé à fond toute l’étape, mais nous avons roulé intelligemment. »

Ce choix tactique place Quintero deuxième du général, à seulement sept secondes du leader.

Al-Attiyah, la régularité plutôt que le panache

Huitième de l’étape, Nasser Al-Attiyah n’a pourtant pas gagné sur la piste. Mais il a gagné au classement général, devenant le nouveau leader pour une marge infime de sept secondes.

Au volant du Dacia Sandrider, le Qatari a misé sur une stratégie prudente : pas de crevaison, pas de prise de risque inutile. Selon son entourage, cette approche correspond à un plan clair visant à monter en puissance progressivement.

C’est aussi une première historique pour Dacia, qui place pour la première fois un de ses véhicules en tête du Dakar.

Un classement général ultra serré après deux étapes

Après plus de 700 kilomètres chronométrés, les écarts sont minuscules. Derrière Al-Attiyah et Quintero, Guillaume de Mevius, Henk Lategan et Sébastien Loeb restent à moins de deux minutes.

PositionPiloteÉcart
1Nasser Al-Attiyah—
2Seth Quintero+0’07
3Guillaume de Mevius+1’09
4Henk Lategan+1’28
5Sébastien Loeb+1’57

Un terrain piégeux qui a dicté les stratégies

L’étape Yanbu–AlUla a été marquée par un terrain très cassant, jonché de pierres. Plusieurs pilotes ont volontairement levé le pied pour éviter les crevaisons.

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Selon les retours des équipes, la navigation en seconde partie de spéciale a également joué un rôle clé. Les équipages les plus expérimentés ont su faire la différence, là où d’autres ont hésité.

J’ai déjà couvert des étapes similaires lors d’éditions précédentes : ce sont souvent celles où l’on perd un Dakar plus qu’on ne le gagne. Cette journée en est une parfaite illustration.

Une dynamique lancée avant l’étape 3 et le marathon

La prochaine étape autour d’AlUla promet un nouveau test, avec 422 kilomètres chronométrés et une navigation annoncée délicate. Puis viendront les étapes marathon, sans assistance, où la gestion mécanique sera déterminante.

Selon les ingénieurs, le duel Toyota–Dacia ne fait que commencer, et les sept secondes d’écart actuelles pourraient voler en éclats à la moindre erreur.

« Au Dakar, sept secondes ne sont rien. Une pierre mal placée peut tout changer. »

Un témoignage souvent entendu sur le bivouac… et rarement démenti.

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